Oui Henri, comme tu le dis j’ai fait mon marché et j’ai trouvé ici une réponse qui me convient très bien : tout particulièrement la tienne.
Merci à tous pour vos contributions qui dépassent largement le cadre de ma question initiale !
Sans reprendre toute cette intéressante discussion, juste une parenthèse à propos d’un commentaire de François qui nous disait que [i]le rôle des lois n’est pas de donner des définitions… Peut-être, François, mais c’est quand même plus pratique quand elles le font.
Ainsi par exemple, les membres des CHSCT ont notamment pour mission d’enquêter sur les accidents du travail, mais, quand il s’agit d’un accident « grave », ils le font sur leur temps de travail sans entamer le crédit d’heures du CHSCT (art. L.4614-6 du code du travail). Il eût donc été intéressant que ledit code du travail précise ce qu’il faut entendre par accident « grave » pour la bonne application de cet article.
À défaut d’une définition précise fournie par le code du travail, le premier degré (le plus bas) de l’échelle de gravité proposée ici par Henri me convient très bien en ce qu’il conforte l’argumentation que je soutiens habituellement quand je suis confronté à cette question.
Cet argumentaire est schématiquement le suivant :
1) Postulat de départ : un accident est ou devient « grave » dès lors qu’il n’est plus « bénin ». C’est certes un postulat mais je le crois assez robuste puisque jusqu’à maintenant il ne m’a jamais été contesté par personne en aucune circonstance.
2) Bien que le code du travail ne définisse pas l’accident grave, le code de la sécurité sociale définit fort bien l’accident « bénin » (art. L.441-4 du code de la sécurité sociale, relatif au registre des accidents bénins ou registre d’infirmerie). Au sens du code de la sécurité sociale, un accident bénin est un accident qui n’entraine :
• ni soins médicaux ;
• ni arrêt de travail.
3) Dès lors, doivent être considérés comme « graves » tous les accidents qui ne sont pas bénins, c’est-à-dire tous ceux qui :
• soit nécessitent des soins médicaux (même sans arrêt de travail) ;
• soit entrainent un arrêt de travail (aussi court soit-il).
Encore merci à tous pour vos divers éclairages sur la question.