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Santé/Sécurité

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Précarité du métier de RAQ ? (7 posts)

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  • Avatar Image Myriam said 1 year, 5 months ago:

    Bonjour,

    Je viens peut-être troubler vos réflexions studieuses sur le travail des responsables qualité/gestionnaires de risques en établissement de santé. En fait j’aimerais avoir votre retour d’expérience sur ce sujet.

    Voilà, j’ai eu mon diplôme en 2005 après une reconversion (je ne suis plus des jeunes) et j’ai succédé plusieurs postes de RAQ (4 établissements en tout) et me voilà après un licenciement économique (ne vous en faites pas la clinique va très bien et fait de bons bénéfices) je me retrouve au chômage depuis 1 an. En 2005 j’ai pu constater que je trouvais plus rapidement du boulot. A présent après le même nombre d’entretien sur un an au lieu de 6 mois à l’époque je n’ai toujours rien trouvé.

    Quand je consulte les rapports de certifications des recruteurs sur la HAS je constate souvent que leur RAQ ont changé tous les DEUX ans au mieux. Dans les deux cliniques en IDF où j’étais en 4 ans 4 RAQ au moins ont défilé sur ce laps de temps.

    J’en déduis qu’il y a un énorme turn-over malheureusement pas toujours lié à la volonté du RAQ.
    Pouvez-vous me dire pourquoi ce poste est si instable dans le privé ?

    En fait je vous demande cela car pour la rentrée je prévois déséspéremment de me réorienter une nouvelle fois pour la fonction de RAQ mais dans l’industrie alimentaire où j’espère trouvé plus d’opportunité et plus de stabilité.

    Qu’en pensez-vous ? Est-ce que je vais trouver les mêmes difficultés ?

    Merci d’avance et
    Bonne soirée

  • Avatar Image François BAJARD said 1 year, 5 months ago:

    Le monde médical est une jungle avec ses propres codes de fonctionnement.
    Le RAQ est, un peu comme partout, une sorte d’empêcheur de tourner en rond.
    Ceci explique probablement celà.

    Si on ajoute que les médecins sont des gens souvent imbuvables, que les directeurs de cliniques n’aiment pas s’entendre dire que quelque chose ne va pas, et que les médecins ne se gênent pas pour le faire, il est évident que si quelqu’un doit en faire les frais, le RAQ est tout indiqué.

    Mais rassure-toi Myriam, il n’y a pas que dans les cliniques que c’est comme ça…

    Oups, je ne dis pas ça pour te décourager !

  • Avatar Image Zied said 1 year, 5 months ago:

    Bonjour Myriam,

    Le métier de RAQ dans le milieu de la santé ne se suffit pas à lui tout seul. En effet, ce métier à vue le jour avec l’obligation réglementaire de l’accréditation des établissements de santé début 2000 mais aujourd’hui il ne fait plus le poids. Pourquoi? Voilà quelques exemples:
    1 – la fréquence des visites de certification (4 ans) : on constate généralement une montée en puissance des audits, des réunions d’autoévaluation, des mises à jour des documents …à peu près 1,5 an avant la date de la visite des experts de la HAS. Par contre les 2 ans précédents (aux yeux de la direction) il n’y avait pas d’activité qui justifierait un poste à temps plein de RAQ

    2 – depuis la première accréditation V1, une certaine culture qualité c’est instaurée dans presque touts les établissements de santé assujetti à la certification HAS. De ce fait, une infirmière, un pharmacien, un cadre de santé, un DRH ou un responsable technique pourrait bien vous expliquer la démarche qualité et le processus nécessaire à la conduite de la certification. Pour une direction c’est une garantie (continue) de la vie du système qualité et le RAQ ne jouera plus qu’un rôle de superviseur ou de (empêcheur de tourner en rond comme l’a dit notre ami François).

    3 – à cela se rajoute les contraintes budgétaires de certaines structures qui doivent faire des bénéfices ou qui doivent retourner à un équilibre. le premier poste de dépense dans un établissement de santé c’est bien le personnel donc on va taillé dedans, mais en hiérarchisant ==> un RAQ par exemple: j’en ai besoin pour qu’il me fasse passer la certif donc pas plus de 1,5 ou 2 ans maxi…je te laisse médité la dessus

    4 – pas mal de RAQ changent d’établissement 2, voire à 4 reprises; la raison ==> une fois la certification passée, le RAQ continue son travail d’amélioration continue et de vigilance mais il se confronte dans la majorité des cas à un blocus pour faire entendre sa voix, ses choix ou ses décisions. Cette situation risque fort bien de perdurer don le mieux c’est d’aller voir ailleurs dans la perspective de trouver un autre établissement qui aura une autre politique…

    Mon conseil, c’est de diversifier ta palette de compétence. En effet, le métier de la qualité et de la gestion de risque dans les établissements de santé ne se suffit plus à lui tout seul il faut avoir une autre corde à son arc. Par exemple avoir une compétence sur le codage PMSI, la facturation, l’ingénierie biomédicale, les aspects juridiques, les ressources humaines, la communication…comme ca tu te retrouve sur le marché du travail bien mieux dotée.
    Certaines personnes diront que je suis entrain de monter un exemple type d’un mouton à 6 pattes, mais malheureusement c’est la réalité surtout dans le secteur privé.

    N’hésite pas à te former pour acquérir d’autres compétences et sa va se débloquer pour toi…garde confiance en toi Myriam

  • Avatar Image François BAJARD said 1 year, 5 months ago:

    Autre solution sur laquelle j’ai bossé pendant un temps, est l’emploi multiple. Mais ça n’est pas non plus sans poser de problèmes… dont le principal est le renouvellement des accréditations, conventions tripartites (EHPAD) aux mêmes périodes. C’est là que l’on se retrouve complètement overbooké pendant certaines périodes et sans boulot au cours d’autres périodes.

    Je n’ai pas pu creuser plus loin parce que je suis parti dans une autre direction, mais je pense qu’il y a à faire dans ce modèle d’emploi, et ce notamment avec la micro entreprise ou le portage salarial.

  • Avatar Image Myriam said 1 year, 5 months ago:

    Merci pour vos réponses. Cela me réconforte car le sujet paraît un peu tabou avec mes confrères du domaine.

    En effet après tout ce temps au chômage je suis bien forcée de me réorienter et j’ai choisi les ressources humaines (qui d’ailleurs peuvent parfois payer bien mieux qu’un RAQ). J’espère alors avoir plus de débouchés et me sentir un peu plus appréciée du patron et des employés.

    A présent c’est un peu la galère d’être accepté dans une école diplômante où la formation est conventionnée. Cela fera mon troisième métier et j’espère que ce sera le dernier. Il paraît un peu moins intéressant que la qualité (surtout plus routinier) mais bon il faut aussi avoir de quoi manger chaque jour.

    Tenez-moi les pouces pour que mon projet aboutisse.

    Encore merci à vous tous.

  • Avatar Image EL AAMILI said 1 year, 4 months ago:

    Bonjour,
    Pourquoi tu ne te convertis pas en contrôle de gestion? C’est là ou il y’a de l’action !!!

  • Avatar Image Gilbert Mounier said 1 year, 4 months ago:

    Bonjour Myriam
    Je pense aussi que le métier de R(A)Q-GdR-… peut être considéré comme la première étape avant de diriger une organisation quelle qu’elle soit.
    Ne devons nous pas convaincre et faire adhérer à un projet d’organisation tout en ayant aucune autorité ?
    Bonne suite pour votre projet
    Cordialement
    Gilbert