Bonjour Myriam,
Le métier de RAQ dans le milieu de la santé ne se suffit pas à lui tout seul. En effet, ce métier à vue le jour avec l’obligation réglementaire de l’accréditation des établissements de santé début 2000 mais aujourd’hui il ne fait plus le poids. Pourquoi? Voilà quelques exemples:
1 – la fréquence des visites de certification (4 ans) : on constate généralement une montée en puissance des audits, des réunions d’autoévaluation, des mises à jour des documents …à peu près 1,5 an avant la date de la visite des experts de la HAS. Par contre les 2 ans précédents (aux yeux de la direction) il n’y avait pas d’activité qui justifierait un poste à temps plein de RAQ
2 – depuis la première accréditation V1, une certaine culture qualité c’est instaurée dans presque touts les établissements de santé assujetti à la certification HAS. De ce fait, une infirmière, un pharmacien, un cadre de santé, un DRH ou un responsable technique pourrait bien vous expliquer la démarche qualité et le processus nécessaire à la conduite de la certification. Pour une direction c’est une garantie (continue) de la vie du système qualité et le RAQ ne jouera plus qu’un rôle de superviseur ou de (empêcheur de tourner en rond comme l’a dit notre ami François).
3 – à cela se rajoute les contraintes budgétaires de certaines structures qui doivent faire des bénéfices ou qui doivent retourner à un équilibre. le premier poste de dépense dans un établissement de santé c’est bien le personnel donc on va taillé dedans, mais en hiérarchisant ==> un RAQ par exemple: j’en ai besoin pour qu’il me fasse passer la certif donc pas plus de 1,5 ou 2 ans maxi…je te laisse médité la dessus
4 – pas mal de RAQ changent d’établissement 2, voire à 4 reprises; la raison ==> une fois la certification passée, le RAQ continue son travail d’amélioration continue et de vigilance mais il se confronte dans la majorité des cas à un blocus pour faire entendre sa voix, ses choix ou ses décisions. Cette situation risque fort bien de perdurer don le mieux c’est d’aller voir ailleurs dans la perspective de trouver un autre établissement qui aura une autre politique…
Mon conseil, c’est de diversifier ta palette de compétence. En effet, le métier de la qualité et de la gestion de risque dans les établissements de santé ne se suffit plus à lui tout seul il faut avoir une autre corde à son arc. Par exemple avoir une compétence sur le codage PMSI, la facturation, l’ingénierie biomédicale, les aspects juridiques, les ressources humaines, la communication…comme ca tu te retrouve sur le marché du travail bien mieux dotée.
Certaines personnes diront que je suis entrain de monter un exemple type d’un mouton à 6 pattes, mais malheureusement c’est la réalité surtout dans le secteur privé.
N’hésite pas à te former pour acquérir d’autres compétences et sa va se débloquer pour toi…garde confiance en toi Myriam