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Qualité

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Pourquoi distinguer (ISO 9001) actions correctives et préventives ? (46 posts)

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  • Avatar Image Henri said 2 years ago:

    Hello !

    Je ne suis pas Qualiticien et un truc m’intrigue en matière d’amélioration continue dans l’ISO 9001 : on y distingue clairement les actions correctives (§ 8.5.2) des actions préventives (§ 8.5.3)… mais pourquoi donc ? A quoi sert cette distinction sur un plan opérationnel ? A rien il me semble ! QQ’un peut-il expliquer ?

    Je note d’ailleurs que les normes de référence des autres grands Systèmes de Management (ILO-OSH et ISO 14001) ont bien intégré l’inutilité de cette différence. dans ces normes les traitements des NC révélées ou potentielles sont identiques. Un même § traite des « actions correctives et préventives ».

    Je « sur-note » que l’ILO-OSH évoque même ces actions dans le sens « normal » de l’anticipation en évoquant les « actions préventives et correctives » (ordre inversé). Cette vision est « naturellement » plus proactive que réactive. Un vieux Préventeur comme moi y est forcément sensible…).

    Bye.

  • Avatar Image JMD said 2 years ago:

    il y a qq cas où on peut trouver la distinction entre AC et AP utile :

    ex :
    une machine fait des pièces en plastique injecté en série.
    le contrôle à 9h15 révèle une pièce non conforme car il y a une bavure prononcée.
    l’AC consistera à baisser la pression d’injection immédiatement de manière à poursuivre la fabrication sans réelle interruption;
    l’AP consistera peut-être, dans le futur, à augmenter la fréquence de contrôle des zones sujettes à bavures ou à mettre en place des cartes de contrôles;

    en santé et sécurité, tu retrouves les nuances AC/AP suivantes :
    ex la grippe saisonnière :
    - soigner les malades avec de l’aspirine
    - vacciner en octobre
    - faire de la recherche pour mettre au point les vaccins de l’an prochain
    - faire de la recherche concernant les autres grippes

    *****

  • Avatar Image .Yves said 2 years ago:

    Pour y voir clair dans cette question il faut d’abord s’entendre sur le sens des mots.
    Il n’y a pas que action corrective et action préventive, il y a aussi correction.
    La correction, c’est ce que l’on fait pour remettre en conformité ce qui ne l’est pas.
    L’exemple de Jean-Marie sur la bavure de 9h 15 est une correction (le processus d’injection n’est plus conforme, on le remet en conformité en baissant la pression).
    L’exemple de la grippe saisonnière est sympathique mais il nous éloigne de la question d’Henri car dans ce genre de domaine il s’agit plutôt de politique de santé publique ce qui est fort différent d’un système de management d’entreprise (pas plus santé et sécurité que qualité).
    Pour ne pas me montrer boudeur, je suis du bout des pieds Jean-Marie dans sa transposition inappropriée pour dire que l’aspirine est une correction et que la campagne de vaccination en octobre serait une action corrective (empêcher qu’il y ait cette année autant de malades que l’année dernière)
    Pour revenir à la question d’Henri, il faut considérer les notions d’actions corrective et préventive dans le sens précis qu’elles ont dans l’ISO 9001.
    - Action corrective : ce qu’on fait pour que ne se reproduise pas un événement indésirable qui s’est déjà produit.
    - Action préventive : ce qu’on fait pour que ne puisse pas se produire un événement indésirale qui ne s’est pourtant jamais produit.
    La différence n’est pas seulement une vétilleuse nuance de vocabulaire, c’est une vraie différence de fond qui a – ou devrait avoir – des conséquences opérationnelles concrètes en particulier dans le domaine des compétences et des outils mis en oeuvre dans les deux cas qui ne sont pas identiques.
    Ainsi par exemple, Henri qui est un vieux préventeur devant l’Eternel pourra facilement nous montrer qu’un arbre des causes (correctement utilisé) permet de débusquer les vrais causes parfois insoupconnées d’un accident qui s’est véritablement produit. L’étude d’un accident réel au moyen de l’arbre des causes permettra de prendre des mesures correctives – au sens ISO de correctives. Par contre le même outil aussi bien utilisé soit-il ne sert à peu près à rien pour anticiper préventivement des accidents qui ne se sont encore jamais produits.
    Dans la culture qualiticienne c’est pareil. On utilise plutôt l’arbre d’Ishikawa (diagramme causes-effet) mais il ne suffit pas pour anticiper et prévenir les événements indésirables qui ne se sont jamais produits.
    Le domaine du préventif – au sens ISO de ce terme – c’est justement celui de cette anticipation préventive sans attendre le pépin. Les outils mis en oeuvre pour cette anticipation (l’AMDEC par exemple) ne sont pas les mêmes que pour le correctif qui ne s’applique qu’aux événements qui se sont déjà produits.
    Il est donc naturel que depuis les temps les plus anciens (1987 premières ISO 900-1-2-3) jusqu’à nos jours la norme maintienne des exigences distinctes pour les actions correctives et les actions péventives..

  • Avatar Image Henri said 2 years ago:

    Hello !

    Désolé, vous ne m’avez pas convaincu, ou plutôt vous n’avez pas répondu à ma question : sur un plan opérationnel en Qualité à quoi sert donc de distinguer clairement les actions correctives (ISO 9001 § 8.5.2) des actions préventives (ISO 9001 § 8.5.3)…? Je répète qu’il n’y a que les Qualiticiens qui le font.

    JMD dans ton exemple que je baisse la pression car des rayures prononcées sont constatées sur les pièces, ou que je la baisse car la lecture d’un mano me fait craindre ce genre de problème… c’est pareil !

    Yves, tu trouves « naturel » que depuis des lustres en qualité on maintienne des exigences distinctes pour les actions correctives ou péventives… mais justement les § 8.5.2 et § 8.5.3 sont identiques !!!!! Moi je crois que ISO 9001 a tout simplement du mal à reconnaître que ce doublon est au contraire « artificiel » et inutile. Elle ferait mieux de faire comme ces voisines : ne pas s’encombrer de deux § car le différence action correctrices/préventives n’a aucune espèce d’intérêt sur un plan opérationnel.

    Ces actions sont exactement de même nature et conduite… Je confirme la « bonnetblancetblancbonneité » de ces deux notions en disant tout simplement qu’ une action corrective c’est une action préventive qui s’ignore ! C’est mon point de vue de Préventeur et je suis sûr que vous le partagerez un jour.

    Qu’on améliore un processus a priori ou a posteriori des problèmes c’est strictement pareil sur le plan opérationnel (un seul § dans ISO 14001 et ILO-OSH). Mais c’est néanmoins mieux de donner le premier rôle aux améliorations a priori (c’est le cas avec ILO-OSH). Tandis que ISO 9001 continue d’une part à donner la priorité à l’action correctrice, et d’autre part à en distinguer inutilement un mode d’action préventive distinct.

    Bye.

  • Avatar Image JMD said 2 years ago:

    Henri, non
    - étape 1 : je constate une bavure sur la pièce, je réfléchis aux causes, c’est la pression. Je baisse la pression, les pièces sortent à nouveau conformes; c’est une AC. Et elle suffit. Tu remarques qu’elle n’empêche pas du tout la réapparition de NC dans les heures ou mois qui viennent.

    Puis l’info va remonter au resp qualité.
    - étape 2 (qui suit l’étape 1) : le resp va travailler pour l’avenir plus lointain que les minutes. C’est l’AP. Et par exemple il met en place des cartes de contrôle.
    L’opérateur lit les cartes et ajuste la pression avant que les bavures apparaissent.
    MAINTENANT : lorsque l’opérateur ajuste la pression, il faut une AC (et non une AP) car son critère de conformité n’est plus la bavure mais la carte de contrôle ! ! !
    (notion subtile)

    mon avis : cette distinction entre AC et AP relève de la théorie de la qualité tout comme tu sais que j’ai envie que les travaux sur la théorie de la sécurité progressent). Mais en effet, au quotidien, elle est peu utile.
    Et comme elle peut entraîner des embrouilles, il vaut mieux ne pas en parler.
    On finit par être d’accord ;)

    *****

  • Avatar Image .Yves said 2 years ago:

    Il vaut mieux ne pas en parler… Comme tu y vas Jean-Marie !
    Eviter les embrouilles d’accord. Mais pas au prix de s’auto-interdire la poursuite d’une discussion en évacuant la question dans les limbes de la « théorie peu utile ». A quoi va ressembler Allquality si nous nous interdisons la confrontation ?
    Pour éviter les embrouilles je propose au contraire la poursuite d’un échange confraternel et amical dans lequel on s’efforcera simplement de ne pas confondre les faits et les opinions. Je sais que ce n’est pas toujours facile mais avec un peu de bonne volonté on devrait pouvoir y arriver.
    Je suis le premier coupable de l’ambiance de cette discussion qui te fait craindre des « embrouilles », Jean-Marie.
    J’ai dès le départ commis la lourde erreur de confondre une question et une opinion.
    Le propos d’Henri se présentait au départ comme une question que je résume ainsi « Pourquoi l’ISO 9001 distingue-t-elle les actions correctives des actions préventives ? à quoi une telle distinction peut-elle servir sur le plan opérationnel ? quelqu’un pourrait-il me l’expliquer ? ».
    Et moi, gros naïf tout joyeux de retrouver Allquality qui a permis tant de choses dans le passé, j’ai sauté sur mon clavier pour partager mes connaissances en répondant à ce que je croyais être une question.
    Mais ta question, Henri, n’en était pas une, c’était une simple forme rhétorique pour introduire ton affirmation – c’est-à-dire ton opinion – selon laquelle cette distinction ne sert à rien. Tu le dis dès les premières lignes de ton premier post. Dès le premier post et ensuite dans le second dans lequel tu enfonces le clou, tu nous dis que les autres référentiels te paraissent plus pertinents car tu n’y trouves pas ce que tu estimes une distinction inutile et tu vas même jusqu’à affirmer que nous partagerons tous un jour ton point de vue. (Quel sympathique enthousiasme, Henri, la foi soulève les montagnes, mais, du moins pour l’instant, l’histoire du monde ne confirme pas ta toute personnelle vision des choses de l’avenir : pour l’instant, avec ou sans ISO, « préventif » et «correctif » demeurent des vocables qui désignent des concepts différents.)
    Cela dit, même si je ne suis pas trop fier d’être tombé dans un faux débat, je ne regrette pas d’avoir répondu à ce qui pourrait être une vraie question, car dans la vraie vie il y a de vrais gens qui se demandent vraiment quelle est la vraie différence entre actions correctives et préventives dans le cadre de l’ISO 9001. Cette question m’a véritablement été posée de très nombreuses fois par de vrais professionnels qui ne cherchaient pas du tout à sodomiser les diptères.
    Mais j’ai mis le doigt dans l’engrenage ! Alors je vais poursuivre par quelques considérations qui n’ont pas pour but de convaincre Henri, dont je respecte les opinions même quand je ne les partage pas, je veux seulement apporter quelques précisions qui seront utiles à ceux qui se posent vraiment la question.

    Sur le sens des mots – la différence « corrective » « préventive » dans l’ISO 9001
    Déjà, en langage courant, je suppose que tout le monde perçoit bien la nuance de sens.
    Dans le langage de l’ISO 9001 ces termes ont des définitions bien précises qui sont indiquées sans aucune ambiguïté dans la norme vocabulaire sur laquelle s’appuie l’ISO 9001. C’est ainsi depuis la plus antique ISO 8402 jusqu’à la plus récente ISO 9000.
    On peut regretter que – contrairement au langage courant – le terme « corrective » veuille dire prévention de la récurrence mais c’est ainsi depuis toujours, ce n’est pas moi qui ai rédigé ces normes, pour les comprendre il faut les accepter telles qu’elles sont dans leur extrême précision. Il suffit de lire et c’est cric crac, aucune sorte de confusion n’est possible entre action corrective et action préventive.

    Sur le sens des mots – la différence « corrective » « préventive » dans les autres référentiels
    Hors de la norme ISO 9001 et de la norme de vocabulaire ISO 9000 qui l’assiste, d’autres référentiels utilisent les termes d’action préventive et d’action corrective.
    En français ordinaire et courant et même sans l’assistance d’une norme particulière pour le préciser, il se trouve que préventive et corrective sont deux termes qui n’ont pas le même sens. Ceci est un fait que n’importe qui peut vérifier dans n’importe quel dictionnaire usuel de langue française. Ce serait donc une très grande imposture que de tenter de faire accroire qu’il n’y a que l’ISO 9001 qui distingue les actions préventives des correctives sous prétexte que les autres référentiels les évoquent en une seule phrase alors que l’ISO 9001 y met deux paragraphes. Pour les deux paragraphes, j’y reviendrai plus loin mais pour le sens je reste ferme : le sens des mots ne change pas sous prétexte qu’ils sont dans des paragraphes différents ou dans la même phrase, ce n’est pas parce que l’ISO 14001 ou l’ILO-OSH réunissent préventives et correctives dans la même phrase que les deux choses sont identiques, si l’on trouve dans tous les cas deux mots différents c’est bien parce qu’il y a deux choses différentes.

    Sur l’utilité de distinguer actions correctives et préventives
    Jean-Marie nous dit que la distinction relève de la « théorie » qu’il qualifie de « peu utile » au quotidien. Henri dit carrément que « ces actions [préventives ou correctives] sont exactement de la même nature et conduite », que la différence « n’a aucune espèce d’intérêt sur le plan opérationnel », que c’est bonnet blanc et blanc bonnet et nous ajoute une très jolie pensée suivant laquelle une action corrective serait une action préventive qui s’ignore.
    C’est fort joliment dit, mais sur un tel sujet qui est très technique et professionnel, je ne peux pas me laisser séduire par les charmes de la poésie. Je ne veux pas non plus, Jean-Marie, me laisser impressionner par le mythe de l’abominable « théorique » qui serait toujours l’ennemi du pratique et du quotidien.
    Comme je l’ai déjà exprimé dans mon post précédent, la démarche, les méthodes et outils ainsi que les compétences requises pour les actions préventives ne sont pas exactement les mêmes que celles qu’il faut pour les actions correctives. Je suis très surpris, Henri, qu’un préventeur ne voit pas la différence opérationnelle…
    Je ne mets pas en concurrence les deux approches, je dis seulement qu’elles sont différentes et ne servent pas à la même chose.

    Sur le prétendu doublon 8.5.2 et 8.5.3 de l’ISO 9001
    Avant de nous donner son tr avis personnel – son opinion – sur ce que devraient faire les rédacteurs de l’ISO 9001, Henri me dit que les paragraphes 8.5.2 et 8.5.3 sont identiques. Il ponctue cette affirmation tout à fait fausse de cinq points d’exclamation pour lui donner plus de vigueur.
    La réalité, Henri, ne dépend pas de l’abondance de tes points d’exclamation ni de la vigueur de tes croyances, désirs ou opinions. La réalité c’est que n’importe qui, même toi, peut lire attentivement les paragraphes 8.5.2 et 8.5.3. Toute personne, même toi, qui lit tranquillement ces deux paragraphes côte à côte va s’apercevoir qu’ils ont une grande homogénéité de forme mais de très notables différences de contenu. Ces différences de contenu qu’il faudrait lire et comprendre avant de déclarer n’importe quoi à la face du monde sur un site Internet tiennent justement, Henri, à la différence fondamentale qui distingue les actions correctives des actions préventives.

    Sur la question de savoir pourquoi deux paragraphes plutôt qu’une seule phrase
    Qu’on le dise en une seule phrase ou en deux paragraphes, actions correctives et actions préventives sont des choses différentes. D’accord, mais alors pourquoi le dire en deux paragraphes quand une seule phrase suffirait ?
    Cette bizarrerie peut légitimement étonner les praticiens jeunes ou même un peu moins jeunes. Pourquoi l’ISO 9001 ne fait pas comme les autres référentiels ?
    C’est parce que l’ISO 9001 est un très vieux référentiel qui a une longue histoire.
    En 1987 il y avait trois référentiels : ISO 9001, 9002 et 9003. Il n’y avait aucune exigence d’actions préventives dans aucun d’entre eux mais seulement d’actions correctives pour ISO 9001 et 9002 et rien du tout pour 9003. Il y a donc eu un paragraphe « actions correctives » pour 9001 et 9002.
    Puis vint la révision de 1994 qui a étendu les exigences d’actions corrective à ISO 9003 en créant de nouvelles exigences d’actions préventives pour 9001 et 9002, sans pour autant bien entendu abolir les exigences d’actions correctives qui ne sont pas de même nature. La solution rédactionnelle choisie à l’époque a été de coller dans 9003 le paragraphe actions correctives qui existait déjà dans 9001 et 9002 et d’ajouter à 9001 et 9002 un nouveau paragraphe pour les actions préventives.
    Depuis l’an 2000 il n’y a plus qu’une seule norme ISO 9001, mais elle a hérité de ses couches historiques, de ses deux paragraphes qui auraient pu être concentrés dans un seul comme l’ont fait d’autres référentiels plus récents sans pour autant confondre les actions correctives et les actions préventives.

  • Avatar Image Henri said 2 years ago:

    Damned Yves ta réponse m’épate de mouche !

    J’y répondrai sans doute mais pour l’heure je m’en va nourrir la bête.
    Deux détails néanmoins : sur le fond je n’ai pas caché mon peu d’intérêt d’usage pour la différence en question mais j’ai bien cherché à savoir quelle pratique opérationnelle différentielle d’autres pouvait en tirer ; sur la forme c’était une manière d’inaugurer le forum Q « d’Alquality le retour » !

    Bye.

  • Avatar Image .Yves said 2 years ago:

    Alors j’espère que tu as bien déjeuné Henri et poursuivons l’inauguration du Allquality nouveau !
    C’est bien parce que c’est l’inauguration, sinon je n’arriverais jamais à croire que ce soit un vieux préventeur comme toi qui pose une telle question. Tu serais au contraire mieux placé que quiconque pour y répondre.

    La différence opérationnelle, c’est la différence entre les méthodes et outils appropriés dans chacun des deux cas.

    Prenons un exemple.

    Avec l’arbre des causes ou un diagramme causes-effet on peut faire du correctif (au sens ISO 9000).L’accident ou la non-conformité se sont produits, il ne s’agit pas de les expliquer n’importe comment, il faut en trouver les vraies causes pour empêcher ces vraies causes de provoquer le même genre de pépin à l’avenir. C’est de l’action corrective au sens de l’ISO 9000 et par conséquent 9001.

    Par contre, on ne peut pas tellement utiliser ces outils pour le préventif. Comment veux-tu déterminer les causes d’un événement qui ne s’est jamais produit ? C’est tout simplement impossible, essayer conduirait à bâtir tout un enchevêtrement d’événements et circonstances imaginaires pour expliquer quelque chose qui en fait n’existe pas. Bref, on s’engoncerait dans le romanesque avec un scénario catastrophe sans queue ni tête qui ne pourrait conduire à rien de bien utile en pratique.
    Ce qui en revanche n’est pas du tout du roman, c’est le risque ; tu le sais bien, toi le vieux préventeur, le risque, le danger qui rôde sournoisement partout.
    Pour faire du préventif il faut identifier et mesurer ces risques afin de les maîtriser. Il existe des méthodes et outils spécialement conçus dans ce but. Ce sont ceux que tu utilises dans ton métier quand tu fais une analyse de poste par exemple, pour le qualiticien ce sera souvent ceux de l’AMDEC (analyse des modes de défaillance et de leur criticité potentielle).
    Supposons que tu veuilles conduire des actions préventives (toujours au sens ISO 9000) dans une boucherie par exemple.
    Quand tu arrives le premier jour (et même ensuite j’espère…) tu n’as pas un seul boucher éventré à te mettre sous la dent. Essayer de faire un arbre des causes sur l’accident fictif « boucher éventré » ne conduirait à rien ou à n’importe quoi.
    Par contre, tu vas très vite remarquer qu’il y a un boucher et un couteau, tu vas t’intéresser aux interactions fonctionnelles réelles et non pas fictives entre le boucher et son couteau, tu vas repérer et calibrer les risques associés à ces interactions pour ensuite décider quelles dispositions il convient de mettre en oeuvre pour que jamais un boucher ne puisse s’éventrer.

    Bien entendu, il n’est pas question d’opposer l’utilité du correctif et du préventif. Je te rejoins parfaitement quand tu nous dis qu’il est plus logique de commencer par le préventif. Dans l’absolu il suffirait de faire systématiquement du préventif pour ne jamais avoir besoin de faire du correctif.

  • Avatar Image Henri said 2 years ago:

    Hello vous deux ! Me voici de retour.

    Yves, je ne tendais aucun piège, et heureusement que ma question est un faux débat car sinon vers combien de dizaine de pages t’aurait emporté ton lyrisme pour répondre à ma poésie !

    Par définition (normative ou autre) tout le monde comprend bien je pense le sens différent entre les adjectifs « préventif » et « correctif », personne ne conteste l’existence ou le sens respectif de ces mots. Ceci répond donc à une petite moitié de ton message et te rassure j’espère.

    Mais je ne comprends toujours que cela génère deux § distincts dans la norme ISO (alors que leurs exigences sont les mêmes) ou que cela ait un intérêt pour la conduite opérationnelle de ces deux sortes d’actions. C’est là mon questionnement et je suis content d’entendre que de « vrais » pros de la Qualité t’aient posé la question (et pas seulement d’éventuels entomologistes spécialisés dans la problématique du vol).

    Deux passages de ton long message m’ont laissé croire que j’aurais une réponse m’aidant à comprendre la différence opérationnelle (et non celle de leur origine) entre les actions « amélioratives » (c-à-d préventives ou correctrices) :
    - « …la démarche, les méthodes et outils ainsi que les compétences requises pour les actions préventives ne sont pas exactement les mêmes que celles qu’il faut pour les actions correctives… »
    - « …Toute personne qui lit tranquillement ces deux paragraphes [ISO 9001 § 8.5.2 et § 8.5.3] côte à côte va s’apercevoir qu’ils ont une grande homogénéité de forme mais de très notables différences de contenu… »

    J’espérais justement qu’on m’apporte enfin des éléments sur la conduite différentielles de ces actions d’amélioration selon qu’elles seraient a priori ou a posteriori. Mais snif… snif… attente déçue. Quels sont ces différences de méthodes ou outils ? Quels sont ces contenus différents ?

    Je reste donc sur ma problématique que j’illustrerais par cet improbable jeu de l’oie dont le paragraphe 4 (tu sais, celui traitant de la règle de progression du pion) dirait :
    § 4.2 : si en lançant le dé vous faîtes un 3*, alors faites progresser votre pion de 5 cases.
    § 4.3 : si en lançant le dé vous faîtes un 6*, alors faites progresser votre pion de 5 cases.

    * et je t’assure que je sais parfaitement distinguer un 3 d’un 6 !

    Ton rappel historique final est intéressant (mais ne répond pas à la question), on y voit au fond :
    - que seule la notion d’action correctrice a d’abord été envisagée (assez normal dan un métier qui n’est pas fondamentalement « prévention »).
    - qu’en complément de fait la notion d’action préventive s’est imposée (c’est évidemment une « meilleure » posture) et qu’un § a été simplement ajouté.
    - et que c’est peut-être tout simplement pourquoi « on » n’a deux § et que le « meilleur » ou que celui qui est logiquement « premier » est resté second du coté ISO (alors que du coté S&ST [ILO-OSH] la philosophie est évidemment de privilégier la prévention sans attendre de devoir corriger (tout en groupant ces deux sources d’actions d’amélioration dans le même § car une fois identifiée une telle action se conduit de manière similaire que sa justification soit préventive ou corrective. Car je persiste et signe : « une action corrective c’est une action préventive qui s’ignore ! » (elle est préventive pour d’autres cas potentiels) Et comme tu as bien apprécié, j’ajoute «  »une action préventive c’est une action corrective en puissance ! » (si on tarde le problème potentiel va se réaliser, et l’action va changer de nom sans changer de contenu).

    JMD, je n’ai pas été sensible à ton histoire de « niveau d’intervention » (au fond ?) qui serait AC pour l’opérateur et AP pour le « Resp Q », d’autant que malgré l’AP l’opérateur se retrouve toujours à faire une AC.

    Par ailleurs j’ai déjà exprimé mon désaccord avec ton approche « la théorie ne sert pas à grand chose au quotidien (ou pas) », je crois le contraire.

    Au plaisir !

  • Avatar Image .Yves said 2 years ago:

    Très cher Henri,

    Tu as mille fois raison de te moquer, fort aimablement d’ailleurs, de mon « lyrisme » qui m’embarque dans des messages beaucoup trop longs pour être attractifs. Mais c’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité parce que, entre nous, il n’est pas si certain que tes messages soient vraiment courts et clairs… On ne peut pas avoir toutes les qualités.

    Par dessus le marché j’ai l’impression que tu n’as pas lu mon dernier message. Il est vrai qu’ils n’ont que 21 minutes d’écart, tu étais donc peut-etre en train de taper le tien alors que le mien venait juste d’arriver sans que tu aies pu le lire.

    Quoi qu’il en soit, tu peux maintenant lire ma réponse qui t’avait échappée sur ton questionnement fondamental et réputé sincère (bien que je n’y croie pas un seul instant, car un préventeur ne se demande pas des choses pareilles, mais c’est sympa d’inaugurer le Allquality nouveau). Si d’aventure il manquait une précision je me ferais un plaisir de te l’apporter à condition qu’elle soit demandée en des termes compréhensibles pour un humble qualiticien.

    La longue restitution que tu fais de mon précédent exposé lyrique et historique montre que tu as maintenant bien compris pourquoi il y a deux paragraphes. Je t’accorderais presque 20/20 sur ce point si tu ne t’acharnais pas à prétendre que les exigences de ces deux paragraphes sont les mêmes car c’est tout à fait faux.

    Je ne comprends absolument rien du tout à ton histoire du paragraphe 4 du jeu de l’oie (c’est quoi cette histoire ? et quel rapport avec la choucroute ?)

    Je pense que je partage ta réaction sur l’exemple proposé par Jean-Marie. Ce n’est pas le temps ni le changement de niveau des responsables ayant pris en main la question des bavures ou rayures qui transforme une action corrective en action préventive. C’est une action corrective pour la seule et unique raison qu’elle empêche la réapparition de bavures ou rayures qui se sont déjà produites.(Une action corrective ne peut jamais se transformer en action préventive.)

  • Avatar Image Henri said 2 years ago:

    Hello !

    Mon cher compère je sais que je me moque aussi peu de toi (ou autant ?) que toi de moi, et j’espère que nos collègues le devine.

    Effectivement nos dernier épisodes se sont croisés et je viens seulement de lire avec frémissement l’évocation des risques qui traînent sournoisement dans le milieu de la cheville. :)

    Je suis évidemment OK avoir toi pour dire que l’investigation des causes de problèmes potentiels ne sont pas les mêmes que celles d’analyse de problèmes déjà révélés…! Mais cette étape est néanmoins une de toutes celles communes aux processus de conduite des AC ou des AP de l’ISO 9001, sans justifier pour moi deux § jumeaux.

    D’ailleurs je vais te faire part d’une info confidentielle (je l’ai obtenue il y a un mois et un jour) que je te demande de tenir secrète pour l’instant, le CT 9001 est en train de préparer une révision* complète du § 8.5 (mais je ne sais pas quand elle sera publiée) que voici :

    8.5 Amélioration

    8.5.1 Amélioration continue
    L’organisme doit améliorer en permanence l’efficacité du système de management de la qualité en utilisant la politique qualité, les objectifs qualité, les résultats d’audits, l’analyse des données, les actions d’amélioration ainsi que la revue de direction.

    8.5.2 Actions d’amélioration
    L’organisme doit mener des actions pour éliminer les causes de non-conformités afin d’éviter qu’elles surviennent (actions préventives) ou se reproduisent (actions correctives). Ces actions doivent être adaptées aux effets des non-conformités potentielles ou rencontrées.
    Une procédure documentée doit être établie afin de définir les exigences pour
    a) procéder à la revue des non-conformités en question (y compris les réclamations du client);
    b) déterminer les causes de ces non-conformités;
    c) évaluer le besoin d’entreprendre des actions pour éviter ces non-conformités;
    d) déterminer et mettre en oeuvre les actions nécessaires;
    e) enregistrer les résultats des actions mises en oeuvre (voir 4.2.4);
    f) évaluer l’efficacité des actions mises en oeuvre.

    En analysant cette refonte du § 8.5 on voit que rien n’a été enlevé aux deux processus de conduite des actions correctives-ou-préventives tout en se servant de leur parfaite similitude. Ceci permettra d’ailleurs une simplification documentaire en fusionnant deux procédures documentées comme actuellement exigé en une seule !

    Par ailleurs je suis tout tristounet que tu n’aies pas succombé au charme de mon jeu de l’oie… C’était juste une transposition des deux § ISO en question qui à partir de deux choses différentes (le dé affiche 3 ou 6 = NC potentielle ou avérée) en exige un traitement identique (j’avance de 5 cases = je mène une action d’amélioration).

    Je résume mon propos :
    - on sait la différence de définition des actions préventives ou correctrices (selon la nature potentielle ou réelle d’un problème)…
    - pourtant leur gestion et application est en fait identique, ces actions en tant que telles ne sont différentes que de nom.

    Je termine sur la dernière phrase de ton dernier message « Une action corrective ne peut jamais se transformer en action préventive » en la commentant ainsi : « elle est pourtant fondamentalement une action préventive de la répétition d’un problème… d’autant que si qq’un avait détecté tel problème, en ignorant qu’il s’était déjà posé une fois ou deux, alors il aurait qualifié de « préventive » son action d’amélioration !

    Mais bon il est l’heure d’aller voir du coté du p’tit dèj. Bon dimanche à tous et au plaisir Yves !

  • Avatar Image JMD said 2 years ago:

    coucou !

    A/
    une théorie est utile au quotidien quand elle est mûre. Le simple fait que celle dont nous parlons soit sujette à polémique montre qu’elle reste en devenir. Donc je suggérais de ne pas en parler au quotidien dans nos entreprises, mais il est évident que les forums ont là pour qu’on continue d’en débattre

    B/
    vacciner contre un virus connu (qui a donc déjà frappé des milliers de gens) est-ce :
    - une AC, puisque le problème est déjà survenu,
    - ou une AP, puisque les médecins disent faire de la vaccination par prévention ?

    *****

  • Avatar Image Kriket’ said 2 years ago:

    J’espère ne pas déranger la match animé Yves-Henri (sinon, considérez cela comme un entract dégourdissant).
    L’ISO 9001 pouvant être appliquée par des organismes ultra variées (structure, culture, activités …), je pense que la distinction était nécessaire entre AC et AP pour que chacun puisse s’approprier la norme et pouvoir l’appliquer à ses particularités (je ne voudrais pas m’aventurer sur un pente savonneuse, mais ne pourrait-on pas illustrer la nécessité de cette distinction avec l’exemple des procédés spéciaux Mesdames et Messieurs les qualiticiens expérimentés » ?)
    L’évolution en un chapitre « action d’amélioration » comme le présente Henri serait-elle la solution qui nous mènera vers une troisième mi-temps chaleureuse ? (sachant qu’à l’heure actuelle, la 9001 regroupe déjà les notions AC et AP sous le chapitre « Amélioration » …).

  • Avatar Image JMD said 2 years ago:

    je n’ai pas d’exemple qui soit particulièrement pertinent appartenant aux procédés spéciaux
    rappel : un procédé spécial est une fabrication dont on ne peut pas contrôler le résultat en final, il faut vérifier les paramètre en cours de fab pour assurer la conformité finale
    ni d’ailleurs appartenant aux fabrications en continu

    pas mieux que mon exemple ci-dessus concernant les pièces en plastique injecté

    *****

  • Avatar Image .Yves said 2 years ago:

    Bonjour Kriket (et les autres).

    Pourquoi dérangerais-tu ? Toutes les questions et voies de réflexion sont utiles.

    Pour faire simple (si cela est possible) je pense qu’il faut distinguer les étapes de conception et d’amélioration.

    1 – Les étapes de conception.
    Quand on conçoit un produit ou un processus destiné à produire un produit, le bon sens indique qu’il vaut mieux penser les choses de telle façon que le produit remplisse ses fonctions correctement et que le processus permette de garantir que le produit sera conforme avec ou sans contrôle final.
    Si le contrôle final est impossible – exemple : la soudure (car on ne peut pas contrôler complètement une soudure sans la détruire) – on dit que le procédé est « spécial ».
    Bien qu’elle n’emploie plus ce terme, l’actuelle ISO 9001 (en son § 7.5.2) fixe des exigences de validation pour les procédés spéciaux. (Personnellement je les recommande aussi pour les procédés qui ne sont pas spéciaux suf quand cela coûte plus cher qu’un contrôle final systématique.)
    Quoi qu’il en soit, au stade de la conception, il s’agit de « faire bien » mais on ne peut pas encore parler de « l’amélioration » d’un produit ou d’un processus qui est encore naissant.

    2 – Les étapes d’amélioration :
    Tout est perfectible (que les procédés soient ou non « spéciaux »).
    Dès les versions de 1994, les normes de la série ISO 9000 ont mis l’accent sur un management de la qualité fondé notamment sur l’amélioration continue.
    Cela s’est traduit par l’apparition du titre 4.14 « Actions correctives et préventives » dans les 9001 et 9002 de 1994 (avec des sub-paragraphes 4.14.1 « Généralités », 4.14.2 « Actions correctives » et 4.14.3 « Actions correctives »). Dans les versions 2000 et 2008 ce paragraphe est devenu 8.5 « Amélioration » avec toujours 8.5.2 « Actions correctives » et 8.5.3 « Actions correctives »;
    Grâce aux révélations d’Henri nous savons que dans la prochaine version les actuels 8.5.2 et 8.5.3 s’agglutineront en un seul paragraphe titré « Actions d’amélioration », tout en maintenant dans le texte (mais entre parenthèses) la fondamentale nuance de sens entre « action corrective » et « action préventive ».
    J’ai exposé plus haut les raisons des apparitions non contemporaines des actions correctives et préventives dans les différents modèles des ISO de la série 9000 pour expliquer la juxtaposition de deux paragraphes distincts dans l’actuelle ISO 9001 de 2008. Leur future réunion dans un même paragraphe m’apparait comme une évolution rédactionnelle tout à fait compréhensible après plus de vingt ans.
    Bien entendu, le sens, lui, n’a pas changé, que ce soit dit en deux paragraphes ou en un seul.
    Bien entendu, ceux qui prétendent que les deux paragraphes d’aujourd’hui sont identiques continueront à ne pas voir la différence dans le paragraphe unique de demain.
    Mais revenons aux procédés spéciaux qu’évoque Kriket.
    Ce n’est pas parce qu’un procédé spécial a été conçu avec le plus grand soin qu’une défaillance ne peut pas se produire. Par exemple, on connaît des cas dans lesquels des soudures se sont rompues à l’usage du produit. Pourtant le processus de soudage était bien conçu et géré comme un procédé spécial. Dans ce cas, l’analyse des causes de la rupture et la mise en oeuvre des moyens pour qu’elles ne se reproduisent pas est typiquement une action corrective, même s’il s’agit d’un procédé spécial.
    Exemple inverse mais non contradictoire (Note : les exemples précédent et ci-après sont légèrement édulcorés pour rester discret à l’égard des entreprises en causes). Une entreprise conditionne des petites portions de fromage, le produit comporte une petite tirette pour que l’utilisateur puisse extraire le fromage de l’emballage sans se salir les doigts. Ce genre de produit est parfaitement contrôlable (et contrôlé) en final, il ne s’agit donc pas du tout d’un procédé spécial. De plus on ne relève pas la moindre réclamation client depuis des décennies. Mais, par seule volonté d’améliorer le produit, on se met à chercher ce qui pourrait ne pas aller. On s’apeçoit alors qu’un daltonien ou une personne âgée à la vue un peu basse pourrait ne pas voir la tirette et on décide de changer la couleur de la tirette. C’est une action préventive car c’est une amélioration visant à rendre impossible un événement indésirable qui ne s’est pourtant jamais produit, c’est à dire ce que le vocabulaire ISO 9000 appelle un événement indésirable « potentiel » (ce n’est pas arrivé mais ça pourrait arriver).

    Pour les esprits aiguisés sur la contestation je dois m’incliner devant la remarque d’Henri sur la différence entre préventif et correctif. Si j’ai bien compris, il m’objecte plus haut que quelqu’un pourrait supposer potentiel un problème qui ce serait pourtant déjà produit sans qu’il le sache et que, de ce fait, il pourrait croire préventive une action qui serait en fait corrective….
    En effet… Dans l’exemple de l’emballage primaire de la portion de fromage, absolument rien ne prouve que jamais un daltonien ou autre malvoyant de quelqu’âge que ce soit ne se soit jamais empégué les doigts dans la tartinette.
    C’est justement parce que ce risque est plausible que je trouve cette action préventive – je dis bien préventive – digne d’être citée à titre d’exemple. (La probabilité d’occurence, ça ne te dit rien à toi le vieux préventeur ?)
    Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas en analysant des non-conformités avérées et connues qu’on a dans cet exemple amélioré l’emballage du fromage, c’est en se demandant : qu’est-ce qui pourrait ne pas aller bien et que nous n’avons pas encore prévu ?
    Cette démarche de l’esprit n’est pas la même que de s’interroger sur : pourquoi constatons nous des non-conformités ? (surtout quand on n’en const