Bonjour à tous,
C’est très facile de cartonner El Aamili sur la base de son premier post.
Il dit « ma politique qualité » alors que ce devrait être celle de son boss, il demande des pistes « sur une rédaction » alors que la politique qualité n’est pas du tout un texte (comme pourrait l’être une procédure par exemple).
Il a donc – théoriquement – tout faux ! Et pourtant…
Et pourtant ! Pourtant, si on accepte de témoigner honnêtement de nos pratiques, du plus humble et obscur stagiaire au consultant-gourou le mieux en vue nous nous sommes tous un jour gratté la tête devant cette question : comment vais-je formaliser la politique qualité du SMQ que je construis ? – et qu’importe que le SMQ en question soit un simple exercice de stage ou un bijou facturé très cher au client, la question est la même, la difficulté est la même.
Alors je propose de faire profil bas et de ne pas trop jouer les vierges effarouchées.
Henri a mille fois raison : c’est la direction qui devrait définir avec foi et conviction « sa » propre politique qualité sans avoir besoin que ce soit un stagiaire, un responsable désigné ou un quelconque consultant qui le fasse à sa place.
C’est un vrai plaisir quand le boss a du charisme, les mots pour le dire et assez de talent pour l’écrire quand il faut l’écrire.
Seulement, dans la vraie vie, ces perles rares sont justement rares, c’est bien dommage mais il faut faire avec.
Beaucoup de vrais capitaines qui ont de la vision pour prévoir, du coeur pour vouloir et du courage pour faire sont malheureusement incapables d’écrire trois phrases qui tiennent debout ou de faire la moindre allocution sans balbutier.
Alors que faire ?
Je suis tout à fait d’accord avec Jean-Marie.
Mais non, Henri, il ne s’agit pas de « trépaner » le patron !
Jean-Marie parle d’interviewer, observer, faire dire et faire répéter.
C’est comme ça que je fais : observer, écouter et reformuler (après, écrire ce qu’il y a lieu d’écrire pour le manuel qualité ou pour telle ou telle action de communication interne par voie d’affichage ou autre n’est qu’un jeu d’enfant, ce qui est important c’est de savoir écouter et comprendre).
Pour dire toute la vérité je dois avouer que cette méthode – qui est la seule bonne selon moi – ne donne aucun résultat quand le dirigeant n’est un barbare obtus qui considère que la qualité n’est qu’un fatras de contraintes supplémentaires qui l’encombrent et dont il n’a pas le temps de parler car il a des choses bien plus importantes à faire.
Mais dans ce cas, El Aamili, même le copier coller de la plus superbe expression écrite de la politique qualité du plus éclairé des patrons charismatiques ne servirait absolument à rien car le dirigeant en question serait tout à fait incapable de se l’approprier, de l’intégrer dans sa vision du monde et de ses affaires, pour lui ce ne serait seulement qu’un inutile couplet de littérature qui viendrait s’ajouter au reste.