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Qualité

Public Group active 3 weeks, 5 days ago

Périmètre d’application audit ISO9001 (15 posts)

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  • Avatar Image Michel said 10 months, 4 weeks ago:

    Bonjour,

    j’aimerai l’avis des experts en qualité.
    Je vous expose une rapide photo de ma question.
    Mon patron a créé deux entreprises, avec nom différents…
    La première concerne l’activitée commerciale, développement, achat
    La seconde gère la partie logisitique (réception et livraison).
    Les deux entreprises sont sur le même site géographique.

    Comment dois je m’y prendre d’après vous en vue d’une certification?
    Je mets en place le SMQ du premier et me fais certifier puis j’attaque le second.
    Ou je peux faire un seul SMQ, une seule certification même si juridiquement ces deux entreprises différentes?

    Merci

  • Avatar Image Philippe Engrand said 10 months, 4 weeks ago:

    Oui, on peut faire l’un ou l’autre
    Pour moi, le mieux, c’est un SMQ et une certification uniques

  • Avatar Image JMD said 10 months, 3 weeks ago:

    voyons la situation : le patron dirige ses 2 entreprises en harmonie. L’une est au service de l’autre et vice et versa.
    Actuellement les organisations de ces 2entreprises dépendent l’une de l’autre.
    donc je suggère comme Philippe de ne pas les séparer. Faire un seul système cohérent et une seule certification.

    si un jour le patron veut vendre une des 2 entreprises, il y aura toujours possibilité de séparer les 2 systèmes et les 2 certificats.

    bgrvfe

  • Avatar Image morgan said 10 months, 3 weeks ago:

    Bonjour,

    Tu as identifié tes produits et tes clients ?

    Dans le cas où il y a des produits/clients spécifiques à la première entreprise et des produits/clients spécifiques à la deuxième, tu peux envisager 2 SMQ et 2 certifications différentes.

    Il se peut que les produits fabriqués nécessitent, dans le but de satisfaire les clients identifiés, des activités devant être réalisées en coordination par les deux entreprises.
    Dans ce cas, pour moi, un unique SMQ et une unique certification me paraîssent pertinents et envisageables.

    Bon samedi,

  • Avatar Image .Yves said 10 months, 3 weeks ago:

    Bonjour à tous,

    Je comprends très bien les points de vue et arguments de Philippe, Jean-Marie et Morgan mais pourtant je ne suis pas du tout sûr d’être d’accord avec eux pour le cas exposé par Michel.
    Mes raisons d’être dubitatif sont que je connais un cas très semblable à celui de Michel dans lequel l’organisme certificateur a catégoriquement refusé l’hypothèse d’une certification unique.

    Est-ce que quelqu’un connait un cas correspondant véritablement au cas de Michel dans lequel il y aurait eu certification unique ?
    (D’autre part Michel devrait poser cette question à l’organisme certificateur qu’il envisage de solliciter.)

    A mon avis il y a deux genres de cas qui se ressemblent mais qu’il ne faut pas confondre.

    Le cas le mieux connu est celui des « groupes » ou « holdings ». Dans ce cas – qui n’est pas celui de Michel – deux entreprises (ou plus) sont en quelque sorte fédérées et reliées entre elles par un « groupe » plus ou moins preignant ou au contraire evanescent mais qui en tout état de cause est bel et bien une entité juridique réelle et « capable ».
    La construction d’un SMQ unique dans ces conditions est plus ou moins complexe et pertinente, de nombreuses discussions sur Allquality ont déjà été consacrées à ce sujet, mais la certification de l’ensemble par une certification du groupe est envisageable parce que le groupe en question est bien une entité juridiquement existante et capable. (« Capable » s’entend ici au sens du droit, cela veut dire par exemple légalement en mesure de contracter des engagements ou d’exercer une autorité.)

    Le cas que nous soumet Michel peut paraitre assez semblable mais il est en fait complètement différent.
    Dans le cas tel que décrit par Michel il n’y a pas de groupe, de holding ni rien qui y ressemble. Juridiquement il n’y a que deux entreprises entièrement indépendantes l’une de l’autre (ce qui est certainement ce que voulait le patron de Michel en organisant ces affaires de cette façon soit dit en passant), de ce fait chacune des deux entreprises est capable pour elle même mais aucune des deux n’est capable d’engager l’autre ni d’exercer la moindre autorité sur l’autre.
    Par conséquent, les deux SMQ peuvent à la limite être rigoureusement idendiques mais il ne peut pas y avoir de certification commune.

    Un organisme certificateur (pas plus que n’importe qui d’autre d’ailleurs) ne peut pas passer contrat avec une entité qui n’existe pas ni attribuer une certification à une entité qui n’existe pas.
    Si les seules entités existantes sont deux entreprises distinctes et juridiquement indépendantes – même si elles ont le même propriétaire, les mêmes actionnaires et le même « patron » -, l’organisme certificateur ne pourra pas délivrer à l’une un certificat applicable à l’autre et par conséquent les deux SMQ devront exister séparément même s’ils se ressemblent comme deux gouttes d’eau.

    Ceci dit, s’il existe des cas – je veux dire des cas réels – qui contredisent ces principes fondamentaux du droit je suis très intéressé de les connaitre car j’ai eu l’occasion de potasser cette question, mon hypothèse de l’époque étant que la normalisation n’avait pas à s’aligner sur le droit.

    Cordialement.

  • Avatar Image Philippe Engrand said 10 months, 3 weeks ago:

    J’entends les arguments d’Yves

    Je pense que :
    - si les 2 entreprises sont séparées, que l’une n’est pas le client exclusif de l’autre, et que le seul lien organisationnel est un patron commun, alors la logique est d’avoir 2 SMQ et 2 certifications
    - si les 2 sociétés sont 2 raisons sociales différentes (pour des raisons fiscales, par exemple), mais que le fonctionnement, la culture, …, font qu’elles fonctionnent comme une seule, alors 1 SMQ et 1 certificat sont possibles et préférables (c’était le sens de ma réponse initiale)

    Pour info, j’ai déjà accompagné 2 grandes entreprises françaises : Banque + Assurance, afin de faire certifier (1 SMQ et 1 certificat) un process commun concernant l’assurance vie. Donc, des choses sont possibles en terme de périmètre de certification, mais effectivement, il faut qu’il y ait un sens.

  • Avatar Image Michel said 10 months, 3 weeks ago:

    Bonjour,
    Si je peux expliquer plus précisément mon cas, il faut imaginer une seule et même entreprise et du jour au lendemain, on dit l’entrepôt maintenant est une nouvelle identitée mais le fonctionnement est exactement le même qu’auparavant. même direction, mm employés, mm clients et surtout mm fonctionnement.
    Je pense donc m’orientais vers une seule et même certification pour les deux « entreprises ».

    Merci à tous pour vos commentaires

  • Avatar Image .Yves said 10 months, 3 weeks ago:

    D’accord Philippe, je partage bien ta philosophie générale en ce qui concerne le sens, mais à travers l’exemple qui suit nous allons voir que ce sens peut être interprété de différentes façons selon les organismes certificateurs.
    Je recommande donc de nouveau à Michel (et à tous ceux qui sont dans son cas) de se renseigner auprès de leur futur organisme certificateur pour savoir comment ce dernier interprête la situation.

    Le sens général que je partage pleinement avec Philippe peut se résumer ainsi :
    La certification concerne un système, son fonctionnement et ses résultats. C’est donc ce système d’ensemble – le SMQ – qui devrait être considéré selon son fonctionnement opérationnel réel et non pas en fonction des liens ou de l’indépendance juridique qui peut exister entre les différents rouages du système en cause.

    Une remarque sur l’exemple Banque + Assurance cité par Philippe.
    Il s’agit, comme tu l’indiques Philippe, de deux grandes entreprises. S’agissant de grandes entreprises et de ce type d’activité je serais pour ma part assez étonné qu’il n’existe aucun dispositif juridique défini ni aucune entité juridiquement capable de couvrir leur activité commune (qui est l’assurance vie si j’ai bien compris).

    Voici l’exemple que j’évoquais plus haut.

    Il s’agissait au départ d’une entreprise unique. Type petite entreprise familiale. Son SMQ de fait était bon ou mauvais mais de toute manière il ne pouvait y en avoir qu’un puisqu’il n’y avait qu’une seule entreprise.

    Par la suite, le dirigeant a scindé son entreprise en deux sociétés entièrement indépendantes, avec deux raisons sociales différentes.
    La raison de cette séparation était notamment que le dirigeant voulait éviter d’atteindre les seuils d’effectifs l’obligeant à mettre en place des instances représentatives et participatives telles que élections de délégués du personnel, comité d’entreprise, CHSCT, etc.

    Notons bien que si la séparation a été totale sur les plans juridique et administratif elle n’a existé que dans les domaines juridique et administratif car pour le reste absolument rien ne s’en est trouvé modifié.
    Michel évoque « le même site géographique », là c’est encore mieux, ce sont les mêmes ouvriers travaillant sur les mêmes machines avec le même encadrement dans les mêmes locaux.
    En guise d’illustration voici une petite anecdote. J’ai observé et noté les activités du chef d’atelier durant une matinée. Au déjeuner, avec le patron, j’ai repris mon petit cahier en leur demandant de me dire à quel moment le chef d’atelier avait travaillé pour une société et à quel moment il avait travaillé pour l’autre. Sur largement plus de la moitié de mes questions ni le chef d’atelier ni le patron n’ont été en mesure de me répondre avec précision ou ne serait-ce que la même chose ; pour les autres points on voyait que le chef d’atelier changeait d’entreprise d’un quart d’heure à l’autre…
    Il est donc bien clair que « le fonctionnement et la culture » font que les deux sociétés « fonctionnent comme une seule », n’est-ce pas Philippe ?
    Donc, selon toi Philippe, un seul SMQ – de toute façon il n’y en a qu’un – et un seul certificat sont « possibles et préférables » ?
    C’est peut-être ton avis, ce serait volontiers le mien, mais ce ne fut pas celui de l’organisme certificateur consulté qui a d’emblée catégoriquement refusé l’hypothèse d’un certificat unique pour deux entreprises indépendantes.

    Je tiens à bien souligner que dans cet exemple le refus de l’organisme certificateur ne tenait pas à l’indéchiffrable opacité des champs et périmètres des deux sociétés (ce que j’aurais fort bien compris dans ce cas particulier), il ne tenait pas non plus à telle ou telle insuffisance ou imprécision du SMQ puisque ce dernier n’a même pas été examiné à ce stade précoce de la démarche. C’est le principe lui-même qui a été catégoriquement rejeté dès le début au nom d’un principe fondamental de droit. (J’ai évoqué ce principe dans mon post précédent, je résume : Si les deux entreprises sont juridiquement capables mais juridiquement indépendantes car non unies par une autre entité elle-même juridiquement capable, alors la certification individuelle est potentiellement possible pour l’une comme pour l’autre mais d’emblée impossible pour les deux ensemble car aucune des deux n’a d’ascendant (d’autorité) sur l’autre et aucune des deux n’est juridiquement capable d’engager l’autre ni de répondre de l’autre ou pour l’autre.)

    En conclusion, mon point de vue personnel – qui n’a aucune valeur de jurisprudence – est qu’en matière de pertinence du management de la qualité je partage volontiers la même philosophie générale que Philippe mais que d’un autre côté on ne saurait reprocher à un organisme certificateur de se soumettre à la loi en refusant d’accomplir un acte illégal.

  • Avatar Image .Yves said 10 months, 3 weeks ago:

    Re-bonjour,

    Je n’avais pas vu le dernier post de Michel.
    D’après ce que tu nous dis, Michel, ton cas est tout à fait comparable à celui que je viens d’évoquer.

    Je te recommande donc de consulter le plus tôt possible un ou deux organismes certificateurs, car ce ne sont ni Philippe ni moi qui déciderons au moment venu si ton dossier est recevable ou pas. Et il vaut mieux que tu le saches à l’avance !…

    Accessoirement, tu pourrais éventuellement raconter à ton patron l’aventure de l’entreprise de mon exemple ci-dessus, peut-être que ça l’intéresserait…

    Enfin – mais j’ai conscience que c’est certainement fort indiscret – il serait intéressant de savoir quelles sont les vraies raisons profondes qui ont conduit ton patron à décider « du jour au lendemain » que « l’entrepôt devient une nouvelle entité » alors que le fonctionnement reste « exactement le même qu’auparavant ». Intéressant aussi de savoir pourquoi il voudrait une certification.
    Ces questions de motivations stratégiques sont certes indiscrètes mais elles sont essentielles pour définir une solution à peu près potable autant pour la certification que dans le domaine juridique et légal.

    Il y aurait je crois des tas de choses à dire en ce qui concerne la façon de piloter ce genre d’acrobatie et ses risques.

  • Avatar Image Michel said 10 months, 3 weeks ago:

    Re,
    et bien je pense me retrouver totalement dans l’exemple cité précédement.
    Les raisons profondes de couper la société en deux sont celle citées également tout à l’heure (totalement officieusement bien entendu!!!). Pas de CE, pas de CHSCT…

    Par contre sur la mise en place du SMQ et de la certification c’est un point qui lui tient vraiment à coeur. Le point qui peut devenir bloquant et qu’il aura certainement du mal à admettre est de payer deux audits, deux certifications !!!
    Encore merci pour tous ces échanges

  • Avatar Image NORBERT said 10 months, 3 weeks ago:

    Bonjour Michel,

    Résumé de la situation:
    _c’est la première entreprise qui en contact avec le client ???
    _le deuxième entreprise a pour client unique la première entreprise ???
    Si c’est vrai:
    Si tu établit un SMQ ISO9001 sur la première entreprise les activités de la deuxième vont apparaître comme processus externalisé
    Pour justifier la maîtrise de ce processus la certification de la deuxième entreprise n’est pas la seule solution possible, l’établissement d’un Plan Qualité par celle ci doit suffire.

    En conclusion seule la certification de la première entreprise est nécessaire.

    Salutations.

  • Avatar Image EL AAMILI said 10 months, 3 weeks ago:

    Bonjour,
    Je vis à peu près le même cas, tu peux avoir un seul système et deux certificats distincts.
    C’est ce que je suis en train de préparer après le suggestion de BUREAU VERITAS ils appellent ça extension de la certification.

  • Avatar Image EL AAMILI said 10 months, 3 weeks ago:

    Bonjour,
    Je vis à peu près le même cas, tu peux avoir un seul système et deux certificats distincts.
    C’est ce que je suis en train de préparer après la suggestion de BUREAU VERITAS ils appellent ça extension de la certification.

  • Avatar Image Michel said 10 months, 3 weeks ago:

    Bonjour, ci dessous la réponse d’un organisme certificateur concernant ce cas :

    « la partie logistique si l’établissement est juridiquement indépendant de celui qui sera certifié alors il est à considérer à minima comme un processus externalisé voir carrément comme un fournisseur externe et il sera pris en compte par l’auditeur en tant que tel car il reste dans tous les cas important pour la qualité du produit fourni. »

    Cdt

  • Avatar Image EL AAMILI said 10 months, 3 weeks ago:

    Bonjour,

    De préférence il vaut mieux avoir un seul système (puisque c’est la même direction) et demander deux certificats.