Re-bonjour à tous.
Vu que ça fait 10 minutes que je reste connecté grâce à la WiFi de mon voisin j’en profite pour rebondir rapidement sur les posts de Philippe et Jean-Marie.
Sur outillage genre vérification en tout ou rien :
Pas d’accord avec Philippe et Jean-Marie. Il s’agit bien de métrologie et l’outillage en question doit bel et bien être étalonné.
Exemple : un rudimentaire calibre à machoires « passe / ne passe pas » doit être régulièrement étalonné avec des cales étalons, sinon on ne saurait pas dire à quelle réalité dimensionnelle correspond le fait que l’objet contrôlé « passe » ou « ne passe pas ».
Même chose en ce qui concerne d’autres réalités physiques, chimiques ou électriques susceptibles d’être vérifiées par des dispositifs du type « s’allume / s’allume pas » ou « s’allume en vert / s’allume en rouge ».
Remarque 1 : Etalonné « régulièrement » ne veut pas forcément dire étalonné « souvent ».
Remarque 2 : Sylvain parle d’appareils destinés à « la vérification de tension », ça me fait penser à quelque chose comme un voltmètre (rarement en tout ou rien) mais il faudrait savoir de quoi il s’agit en fait.
Sur marge entre les besoins en précision et l’incertitude de mesure :
Quand les tolérances sont larges alors que l’incertitude de mesure est petite (étroite) on peut dire que la capabilité du dispositif de contrôle est élevée.
Cette capabilité élevée autorise légitimement des confirmations métrologiques espacées (peu fréquentes), surtout si la dérive est lente.
Remarque 3 (qui est un peu la réciproque de la remarque 1 précédente) : confirmation « peu fréquente » n’en implique pas moins confirmation « régulière ».
Il existe dans la vie pratique de nombreux mesurages pour lesquels la confirmation métrologique de l’instrument n’a aucune utilité (exemple : le mesurage de la hauteur des colis sur une palette avec un mètre-ruban), mais il ne s’agit pas de « relâchement » ni d’aucune sorte de « déclassement » ou d’élasticité métrologique pour ces choses, c’est tout simplement que la maîtrise métrologique n’a pas lieu de s’exercer pour ces mesurages parce que le risque est nul.
En sortant un peu du sujet, je crois bon de bien insister sur cette notion pratique de risque nul. Pour reprendre mon exemple je ne dis pas du tout que la hauteur des palettes est une caractéristique sans importance ne méritant pas métrologie – on peut très bien imaginer au contraire que ce soit une spécification très importante car à 1,50 m tout va bien alors qu’à 1,60 m rien n’irait plus et obligerait à un reconditionnement d’enfer très coûteux avec pénalités de retard et tout ce qui s’ensuit – je dis bien que c’est le risque d’erreur de mesurage qui est nul, parce que sur 1,50 ou 2 mètres aucun mètre-ruban ne peut avoir une erreur de 8 ou 5 cm ; c’est l’inexistance du risque métrologique et non pas l’importance de la chose mesurée qui rend inutile de soumettre le mètre-ruban aux exigences du § 7.6 de l’ISO 9001.
Mais je me suis considérablement éloigné de la question de Sylvain.