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Public Group active 3 weeks, 5 days ago

Méthode R&R avec destruction d’échantillon (7 posts)

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  • Avatar Image Gardac said 1 year, 1 month ago:

    Bonjour à tous,
    Je recherche une méthode de calcul R&R pour un moyen de contrôle qui détruit l’échantillon. Dans ce cas, je reprends un autre échantillon et là je rajoute de la dispersion à ma méthode.
    Avez vous déjà pratiqué ce type de méthode ? Comment intégrez vous l’ajout de dispersion par le changement d’échantillon ?
    J’ai une piste de progrès à saisir…
    D’avance merci à tous.

  • Avatar Image NORBERT said 1 year, 1 month ago:

    Bonjour,

    On part de l’hypothèse qu’il n’y a pas de dispersion car les échantillons sont choisis dans un lot homogène (=contenant des clones parfaits).En général on obtient un lot homogène en sélectionnant des éléments réalisés consécutivement.

    Salutations.

  • Avatar Image .Yves said 1 year, 1 month ago:

    Bonjour,

    Je suis du même avis que Norbert.

    J’ajouterais toutefois que cela n’est vrai que si l’on a préalablement vérifié et établi l’homogénéité du lot dans lequel les échantillons sont prélevés, c’est à dire la stabilité du processus qui produit ces pièces.

    En effet, quelques pièces réalisées consécutivement par un processus qui produit des pièces homogènes peuvent raisonnablement remplacer la pièce unique normalement requise pour une étude R&R.
    Par contre, si le processus est très instable ce n’est pas parce qu’on les prélèverait consécutivement qu’on pourrait considérer ces échantillons comme des clones parfaits.

  • Avatar Image Gardac said 1 year, 1 month ago:

    Bonsoir,
    Le processus de production consiste à mélanger plusieurs matières premières (poudre liquide, etc…) selon une « recette » précise en un temps donné. On soutire le mélange en bandes. Je pense découper des échantillons sur la même bandes mais les uns à côtés des autres.
    Le test consiste à les cuirs et à en mesurer certains critères. A voir… Merci pour vos commentaires avertis.

  • Avatar Image .Yves said 1 year, 1 month ago:

    Gardac, ta description me fait penser à des trucs comme les biscuits, les biscottes, le pain ou les pizzas…

    Je suppose que c’est du biscuit.
    Il y a trois choses à considérer, le mélange, l’extrusion et la cuisson.

    Le mélange.
    Au moyen d’un pétrin tu mélanges la farine, l’eau, le sel, le sucre, la levure et tout ce qu’il faut pour constituer une sorte de grande gamelle de pâte.
    Comme tu dis que ce mélange est réalisé « en un temps donné », je suppose que ce temps donné a été défini suffisament long pour que la pâte soit homogène.
    Avec une sonde on pourrait prélever des échantillons n’importe où dans la gamelle, on trouverait toujours la même densité, la même couleur, la même teneur en sucre et , d’une façon générale, exactement la même composition.
    Donc, jusque là, aucun problème d’homogénéité.

    L’extrusion.
    Pour pouvoir transformer cette pâte en produit fini, il faut la sortir de la gamelle.
    Tu dis qu’on la soutire « en bandes ».
    Cela me fait penser à une filière d’extrusion fonctionnant en continu de façon bien régulière du début à la fin de la gamelle de manière à sortir une bande de pâte bien régulière.
    Si jamais la filière avait des fantaisies, des variations de poussées par exemple, cela se traduirait éventuellement par des différences de densité de la pâte sur la bande sans rien changer à la composition de la pâte qui, elle, restera stable et homogène.
    La question est de savoir si cette éventuelle variation de densité peut ou non avoir de l’influence sur la caractéristique que tu veux mesurer.
    Cette question n’est pas superflue car s’il s’agit d’un biscuit – c’est mon exemple – ou d’une biscotte, une caractéristique importante peut être le craquant qui dépend beaucoup moins de la composition de la pâte que de sa densité (et de sa cuisson).
    Mais tu as résolu le problème puisque tu découpes les échantillons côte à côte (sur la même bande bien sûr). En cela tu fais ce que préconise Norbert, tu sélectionnes « des éléments réalisés consécutivement », c’est à dire qui sont sortis de la filière presque en même temps et qui ont donc la même caractéristique de densité.

    La cuisson.
    Là, ça se complique !
    Tu dis que « le test consiste à cuire [les échantillons] et à en mesurer certains critères ».
    Là, je tique un peu…
    Je ne sais pas quel est ton véritable produit ni quel est le genre de mesure finale que tu souhaites soumettre à ton étude R&R, mais en abordant le problème ainsi tu fais entrer le moyen de cuisson dans le moyen de contrôle.
    Comme ce moyen de cuisson dedié au contrôle a de bonnes chances de ressembler à un four (ou peut-être une étuve, je ne sais pas), pour conduire convenablement ton étude R&R tu vas devoir mesurer la répétabilité de ce four (ou de cette étuve) puisqe c’est l’un des éléments du moyen de contrôle.
    Je ne dis pas que c’est complètement impossible, mais c’est quand même beaucoup plus compliqué que tout ce qui précède.

    Il y a peut-être une alternative.
    Il s’agit de savoir si cette cuisson n’est réservée qu’aux échantillons parce qu’elle n’est nécessaire que pour le contrôle particulier que tu veux soumettre à ton étude R&R ou bien si la cuisson est une opération de processus à laquelle sont systématiquement soumise toutes les pièces de série.
    J’ai peut-être tort de penser encore aux biscuits, pain et biscottes, mais dans ce dernier cas, c’est à dire si toutes les pièces de séries sont cuites et pas seulement les échantillons, je pense que le plus simple et le plus performant est sans doute de considérer que la cuisson est une opération de processus au même titre que le mélange et l’extrusion et de faire pour la cuisson des échantillons tout comme tu as fait pour prélever ces échantillons en sortie d’extrusion.
    En pratique, cela consisterait tout simplement à placer tes échantillons soigneusement rangés les uns à côté des autres au beau milieu des pièces de production et à les faire passer dans le four tout comme les pièces de production.
    Je pense en effet qu’en procédant ainsi il n’y a aucune raison pour qu’un échantillon soit significativement plus cuit ou moins cuit que son voisin. (Et cela tout à fait indépendamment de la question de savoir si cette cuisson en tant que telle est satisfaisante ou non car cette question n’a aucune importance pour l’étude R&R.)
    Tu pourras alors très raisonnablement commencer ton étude R&R en partant de l’hypothèse qu’il n’y a pas de dispersion entre les échantillons car ces échantillons seront des clones quasiment parfaits comme le dit Norbert.

  • Avatar Image Gardac said 1 year, 1 month ago:

    Bonsoir Yves,
    Tout d’abord BRAVO pour ton extrapolation, nous y sommes presque, je me dois d’apporter encore quelques explications complémentaire. En fait je reçoit la « patte » d’un fournisseur. Mon contrôle « entrant » utilise le moyen sur lequel je veux réaliser cette étude R&R.
    Ce moyen « cuit » et réalise certaines mesures sur l’échantillon de « patte » en temps réel durant la cuisson (évolution de la couleur). L’élément de sortie de ce contrôle, est un graph : Indice de réfraction en fonction du temps à une température donnée constante. J’ai des courbes enveloppes et je dois être certain que mon échantillon reste dans ces courbes enveloppes. Je ne peux pas dissocier la « cuisson » de la « mesure de l’indice », car les mesures sont réalisés en temps réel dans le moyen.
    L’élément prépondérant est le poids de l’échantillon.
    Pour diminuer la dispersion lié à ce poids et forme de l’échantillon, j’utilise un emporte pièce pour la préparation. Je mets également en oeuvre durant ce contrôle un film plastique qui sert à conditionner l’échantillon.
    A suivre… Dans tous les cas je reviendrais vers vous tous avec des résultats et des explications après cette étude R&R.

    A vous lire.

  • Avatar Image .Yves said 1 year, 1 month ago:

    Bonjour,

    Cette fois, tes explications complémentaires me font penser à quelque chose qui ressemblerait plus à de la vitrification qu’à de la boulangerie…

    En partant de cette seconde métaphore, je comprends mieux que la « cuisson », et par conséquent le « four » fassent partie du contrôle et du moyen de contrôle.

    Le point clé – et critique – dans cette affaire, c’est que d’après ce que tu dis, il est naturel et normal que les caractéristiques que tu mesures varient de façon continue durant le contrôle.
    Tu parles « d’évolution » pour la couleur et tu dis que l’indice de réfraction varie « en fonction du temps ».

    De ce fait, la variation constatée entre deux mesures, aussi consécutives soient-elles, ne tient pas seulement à la répétabilité et à la reproductibilité des mesures (R&R) mais principalement à l’néluctable modification de la chose mesurée qui évolue pour des raisons naturelles d’un instant à l’autre.

    Pour que tu puisses réaliser ton étude R&R de cette façon, il faudrait que tu aies les moyens de stabiliser la situation durant les différents mesurages nécessaires à l’étude.
    Ce moyen existe depuis toujours dans les rêves les plus fous de l’humanité mais tu auras peut-être quelques difficultés à te le procurer, cela s’appelle une machine à arrêter le temps ou à remonter le temps…

    Sinon…
    Sinon, plus sérieusement, je pense que tu peux très bien faire des études R&R tout à fait convenables aussi bien sur le mesurage d’un indice de réfraction que sur l’estimation de la couleur, mais pour cela il faut utiliser un objet stable en couleur et en caractéristique de réfraction.
    Au son du nez, je dirais bien que cet objet pourrait éventuellement être une pièce finie et refroidie « à température ambiante » (car j’ai toujours en arrière-pensée l’idée de la vitrification qui n’est peut-être pas appropriée à ton cas). Tu pourrais peut-être aussi utiliser pour les études R&R les mêmes étalons que ceux qui ont servi à estimer la justesse de tes équipements (car j’imagine que si tu en es à envisager des études R&R c’est que tu as déjà étalonné tes instruments).