Group Admins

  • Avatar Image

Qualité

Public Group active 3 weeks, 5 days ago

Fonctionnement holding – filiale (6 posts)

← Group Forum   Group Forum Directory
  • Avatar Image Sylvain said 1 year ago:

    Bonjour,
    - 1 holding avec les moyens généraux (RH, AF, QSE, Commercial, informatique, achats et dirigeants)
    - x filiales de « production ».

    La stratégie actuelle définie le fonctionnement des entités comme suit :
    La holding possède une autorité fonctionnelle sur les filiales (transverse). Les filiales assurant par la suite, la gestion de la production tout en s’assurant de la bonne réalisation des objectifs transverses fournis par la holding.

    Future stratégie:
    Les dirigeants se trouvent en lien direct avec les chefs d’agences et sont les seuls managers.
    Les fonctions supports n’assurent plus de fonction de management mais simplement, ils agissent dans une logique « d’influence ».

    Questions :
    Comment positionner une fonction transverse (Ex: QSE) vis à vis d’une filiale sachant que la holding ne se positionne plus dans une fonction de management ?
    Comment gérer le cahpitre 5.5.2 dans un tel cas ?

    Merci d’avance de vos éclairages…

  • Avatar Image .Yves said 1 year ago:

    Bonjour Sylvain,

    Ta question de ce post comme de celui que tu as envoyé récemment sous le titre « Holding – Filiale – reclamation client » me rappelle une discussion un petit peu plus ancienne sur « certification holding » (voir : http://www.allquality.org/groups/groupe-qualite/forum/topic/certification-holding/ )

    Dans la plus ancienne discussion je pense avoir apporté des éléments d’analyse que je croyais utiles dans ta situation – peut-être trop d’ailleurs ! – en m’efforçant de rester dans la stricte orthodoxie de l’ISO 9001 et dans la problématique méthodologique de l’approche processus (avec considérations pratiques sur la manière de faire la cartographie, etc.). Bien sûr, j’ai aussi lu très attentivement tes réponses.

    Mais voici que ton interrogation revient …sous une autre forme (sous deux autres formes si l’on y associe ton autre post sur le traitement des réclamations).

    J’espère que tu ne m’en voudras pas si cette fois je t’exprime mon point de vue – tout à fait personnel – en termes un peu abruts.

    Avis perso n° 1: Il faut appeler un chat un chat.
    Un chat est un chat, le pouvoir est le pouvoir. Pour y voir clair il faut le nommer par son nom.
    Les termes que tu emploies tendent à noyer le poisson et rendent la situation encore plus confuse (sans doute parce que tu essaies – ce qui est en soi louable mais dangereux – de ménager la chèvre et le chou).
    - « Définir la stratégie » est un acte de pouvoir.
    - « Posséder une autorité fonctionnelle » veut dire exercer le pouvoir.
    - « Assurerl la bonne réalisation des objectifs (définis par d’autres) » veut dire être soumis au pouvoir.
    - Etre « les seuls managers » veut aussi dire exercer le pouvoir.
    - « Ne plus assurer de fonctions de management » veut dire abandonner le pouvoir.
    - Mais « simplement agir dans une logique d’influence » veut de nouveau dire exercer le pouvoir.

    Avis perso n° 2 : L’ancienne stratégie et la future c’est bonnet blanc et blanc bonnet.
    Dans l’actuelle stratégie ce sont les gens de la holding qui exercent le pouvoir par une autorité dite « fonctionnelle » sur les filiales, et les filiales qui assurent la réalisation des objectifs « fournis » par la holding.
    Dans la soi-disant future stratégie ce sont encore et toujours les gens de la holding qui sont « les seuls managers » et exercent leurs pouvoirs sur les chefs d’agences (c’est à dire sur les filiales).
    Où est-ce qu’il faut voir une différence de fond entre l’ancien et le nouveau système ?
    De fond, je n’en vois guère. De forme j’ai bien noté que l’ancienne « autorité fonctionnelle » va devenir « logique d’influence » ; ce sont là deux façons différentes de nommer la même chose qui s’appelle l’exercice du pouvoir.
    Avis perso complémentaire n° 2bis :
    Depuis la première discussion, que celle-ci vient renforcer, il me semble que tu t’empêtres et t’épuises dans la tentative de travestir sous les termes plus anodins et plus rassurants de « moyens généraux » ou de « processus supports » ce qui est en fait le très puissant système d’exercice et de contrôle du pouvoir de la holding (holding dont tu fais partie).

    Avis perso n°3 : Compatibilité pas très évidente avec le § 5.5.2 de l’ISO 9001
    Je te donne mon avis puisque c’est ta question.
    Cet avis repose sur ton post ci-dessus et sur les deux autres.
    A mon avis, faute de responsable ou de référent qualité dans les filiales, tu peux très bien faire valoir que c’est le chef d’agence qui est le représentant de la direction en matière de qualité comme dans tous les autres domaines ; pour ça, ça peut coller.
    Par contre, si ce chef d’agence n’a pas le pouvoir d’assurer par lui-même que les processus nécessaires au SMQ sont établis, mis en oeuvre et entretenus (selon exigence 5.5.2.b) – en clair s’il n’a pas le pouvoir de construire et modifier ces processus en fonction des besoins -, là je pense que ça devient vraiment très très limite….
    Surtout si la fonction Qualité de la holding sur laquelle le chef d’agence pourrait éventuellement s’appuyer « ne se positionne plus dans une fonction de management ».
    Les auditeurs de certification sont parfois extrêmement tolérants mais il faut quand même leur mettre sous la dent quelqu’un – aussi fantoche soit-il – qui puisse leur dire : c’est moi qui suis le pilote dans l’avion du SMQ.
    Si le chef d’agence ne peut pas le dire et le prouver, et si toi, qui fais partie de la holding, déclares que tu n’as plus de fonction de management mais juste une « logique d’influence », l’auditeur pourrait bien tiquer un petit peu….

    Mais tout cela n’est que mon avis personnel.

  • Avatar Image Michel said 1 year ago:

    Juste un avis,
    pourquoi ne pas traiter le tout indépendamant mais avec une politique et des procédures groupe.
    Autrement dit, le responsable de site, est lui même responsable qualité (gère la qualité, suivi, enregistrement, actions…) et doit faire un reporting mensuel au responsable qualité Holding?
    Mais il est maitre de ses décisions et de sa gestion.

  • Avatar Image .Yves said 1 year ago:

    Comment le responsable de site pourrait-il être qualifié d’indépendant s’il doit agir dans le sens de la politique du groupe et selon les procédures du groupe en rendant mensuellement des comptes au responsable Qualité de la holding ?
    Il a quoi d’indépendant ce responsable de site ?

    On peut le faire, mais il faut appeler les choses par leur nom.
    Dans ce cas, la politique et le management de la qualité sont entre les mains de la holding (ou du groupe) et le responsable de site n’est qu’un exécutant et pas du tout le responsable ou le pilote d’un système de management qu’il ne manage pas le moins du monde.
    Cela n’a d’ailleurs rien de déshonorant, cela n’enlève d’ailleurs rien aux mérites et à la compétence du chef d’agence (ou responsable de site), cela n’enlève rien non plus à sa très utile efficacité s’il est efficace.
    Simplement, il ne faut pas prétendre qu’il est indépendant alors que manifestement il ne l’est pas. Réciproquement, le responsable Qualité de la holding devrait ouvertement reconnaitre, faire reconnaitre et pleinement assumer le fait que c’est bien lui qui manage le système qualité jusqu’au fin-fond des filiales.

    C’est du moins mon avis.

  • Avatar Image Michel said 1 year ago:

    Je comprends la remarque et je suis assez d’accord avec ça, je n’avais pas vu cette approche.

    Pour avoir vécu le cas (mais dans du management HSE), le responsable site ou directeur de site vivent souvent très mal l’intervention du tierce personne. Je pense que la seule solution est de l’intégrer dans les actions, le laisser traiter des problèmes (comme les réclamations clients) tout en suivant le fonctionnement d’un peu plus loin et en remettant dans le droit chemin tout écart.
    C’est mon humble avis.

    Nota : bravo a Allquality car certains intervenants ont réellements de très bons avis et une approche de haut niveau (même si cela peut créer parfois des discussions difficiles entre eux !!

  • Avatar Image Sylvain said 1 year ago:

    Meri Michel et Yves. Effectivement, encore des discussions intéressantes….
    J’aime bien ta réponse Yves. En fait, ce n’est pas moi qui évoque le notion « d’influence », mais nos dirigeants. Je parle bien des dirigeants du groupe.
    Il y a encore quelques subtilités dans ma question….
    La logique des dirigeants étant de mettre « au placard » les fonctionnels! (sympa hein!), ils précisent dans la future stratégie, que les chefs d’agences focntionnent seuls avec leurs dirigeants. et deuxième couche, les fonctionnels agissent dans une logique « d’influence » et non plus dans une logique de management.
    Influence et management sont totalement opposés Yves !
    Dans la définition de la 9000: management = personne ou groupe de personnes ayant les responsabilités et autorités pour la conduite et la maitrise d’un organisme. Management = encadrement ou direction.
    Dans le cas présent, dire que les fonctionnels ne doivent plus faire du management, mais simplement influencer, cela remet tout simplement en cause la démarche qualité et son système de management de la qualité !
    Influence : L’influence à pour objectif de modifier le comportement sans recours à la contrainte ou à la coercition. Dans ce cas, les individus agissent de leur plein gré.
    -> Ce qui signifie que si les individus ne veulent pas faire, ils ne le font pas ! c’est une simple logique d’influence….
    C’est donc une très grande différence !

    Proposition:
    Admettons que l’on donne cette responsabilité au chef d’agence, pourquoi pas! mais dans ce cas, qui réalise les audits ? qui suit le SMQ, etc, etc ? Le chef d’agence ?
    Rappel : Il faut un minimum de compétence en qualité afin de pouvoir assurer cette fonction… dont à minima, connaitre le référenciel et avoir été formé à la pratique de l’audit…(dixit notre procédure audit interne…)
    En définitive, est ce que cette solution est viable ? pour moi, elle ne l’est pas. Il faudra à un moment ou à un autre qu’une tierce personne (qualité) intervienne…
    Continuons en ce sens. Délégation de la qualité au chef d’agence (l’objectif étant de ne pas la donner au responsable qualité…).
    Certification en cours de la holding : Quid?
    Qui prend la délégation qualité ? puisque les dirigeants ne veulent pas la donner au.. responsable qualité…

    Vaste sujet non….