Hello !

La tentation légitime d’intégration des systèmes de management induit souvent le risque d’une certaine « confusion » un peu rapide des particularités des champs de management en question (on pourra s’interroger sur les causes de cette confusion +/- volontaire liée à mon avis d’une part à un option trop souvent « réductrice  » de l’intégration alliée à la question de la poly-compétence qu’elle devrait soulever).

J’illustre avec deux exemples dont le premier est pris dans une hypothèse d’intégration « E » avec « S&ST » :

Les « risques chimiques » apparaissent naturellement comme un risque partgé par ces deux champs de management. Du coup il peut être un peu rapide et sommaire de penser que les mêmes procédures et outils vont traiter ces risques chimiques à la fois en « E » avec « S&ST ».

Or autant « évidemment » une même base de FDS sera exploitée utilement par les deux domaines, autant par exemple les modalités pratico-pertinentes d’approche et de maîtrise des risques professionnels ou des impacts environnementaux induits par les substances dangereuses utilisées ou générées par l’entreprise ne peuvent être les mêmes (critères d’analyse, maille de maîtrise, acteurs concernés, seuils d’action… etc) ! Idem pour tout autre risque considéré en fait.

Le second porte sur le choix d’outils +/- spécifiques de tel ou tel « métier » dont on voudrait « rationaliser » le nombre sous prétexte d’intégration des approche : la voie royale d’analyse d’un accident du travail (S&ST) c’est la méthode INRS dite de l’arbre des causes. Une méthode d’analyse de problématiques « Q » est le diagramme causes-effets (qqsoit ses divers noms). Je ne sais pas s’il existe en « E » un outil semblable à l’un de ces outils, mais pourquoi s’imposer d’utiliser un seul et même outil dans chaque domaine alors que ces différents outils ont des fondements et des finalités subtilement différentes qui ferait la richesse d’un partage inter-discipline ?

Qu’en pensez-vous ?