Hello !
A propos des exigences ISO 14001 poussant à identifier les aspects significatifs des activités, produits et services dont une entreprise a les moyens de maîtriser ou d’influencer les impacts environnementaux via son SME (et sachant qu’un impact c’est une modification de l’environnement [négative ou bénéfique] résultant totalement ou partiellement des aspects environnementaux de l’entité en question), je n’arrive pas à comprendre comment la « détermination des impacts significatifs » (l’analyse environnementale) peut intégrer un critère « maîtrise » !
En effet ce que l’entité « maîtrise » n’impacte « évidemment » pas l’environnement (ne modifie pas l’environnement pour reprendre la définition). Les risques environnementaux n’ont en réalité comme double déterminant de base que la gravité et la probabilité des effets de l’activité d’un entité sur l’environnement ! Ce double critère de définition du risque est tout aussi valide pour d’autres domaines.
Alors qq’un pourrait-il SVP illustrer l’application de l’approche « gravité / probabilité / maîtrise » des AEIS sur un cas d’école bidon mais démonstratif pour que je comprenne ? J’écarte de la discussion le critère « conformité réglementaire » car en première approximation c’est généralement un aspect particulier de la maîtrise, donc la conformité n’est pas plus constitutive d’un impact environnemental au sens de l’ISO 14001 que ne l’est la maîtrise. Mais on pourra revenir à la conformité réglementaire plus tard, ma pratique des forums internet m’ayant enseigné qu’on ne peut mener qu’une seule discussion à la fois.
Je vous propose par exemple de considérer un hypothétique procédé de fabrication qui produit des suies nocives pour l’environnement (1000 kg par jour), dont 95% sont piégés par un dispositif de filtration (avec ensachage et enfouissement dans un site agréé) mais dont les 5 % les plus fins sont expulsés en continu dans l’atmosphère par une cheminée.
Pour moi il y a deux impacts manifestes dans mon exemple d’école : l’enfouissement des sacs de suies (950 kg/j) et la diffusion résiduelle de suie dans l’atmosphère (50 kg/j). Et j’observe déjà qu’une autre entité qui produirait 50 kg de suie mais sans aucune maîtrise (!) aurait le même impact atmosphérique mais sans impact terrestre, donc aurait un impact global moindre sans aucune « maîtrise » pourtant …! Etonnant, non ? Comme disait le regretté Desproges.
Vous pourrez moduler ou compléter ces qq caractéristiques pour illustrer la réflexion et la méthode PGM. On pourra ajouter un 2ème cas d’impact (ex : consommation de charbon, élévation de 1°C de la température d’un cours d’eau par rejet d’eau chaude…) pour discuter l’aspect « cotation » que ISO ne demande pas.
A suivre.
PS : Cyril2, j’espère que contrairement à tes écrits tu ne procèdes pas à la détermination des AIES de ton entreprise « pour la certification ISO 14001 » de ton SME mais bien pour engager des actions de préservation de notre environnement par la réduction des AEIS en question … ce serait un comble car ISO 14001 n’a aucune exigence en terme de certification !