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Environnement

Public Group active 5 months, 1 week ago

Avis pour ISO 14001 en 3 étapes (7 posts)

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  • Avatar Image Gardac said 1 year, 8 months ago:

    Bonsoir,
    Avez vous une expérience sur la certification ISO 14001 en 3 étapes (en 3 ans) ?
    Je suis intéressé par cette démarche, merci de votre RETEX….

    D’avance merci a tous.

  • Avatar Image Henri said 1 year, 8 months ago:

    Hello !

    Il n’existe pas de certification de système de management « en trois étapes » ! La certification est toujours entière et ponctuelle. Par contre les marchands de certification SM n’ont de cesse (et d’intérêt) que de nous faire confondre* la certification d’un SM et le SM lui-même…

    Ce qui comporte évidemment des étapes c’est la structuration et la mise en oeuvre de ton SME. Là on en bien dans le déroulement d’un projet d’appropriation du modèle de SME ISO 14001. Et là tu fais bien comme tu veux (autant d’étapes que tu veux durant une période de un à deux ans environ pour être raisonnable).

    En réalité ton questionnement est plutôt :
    - Avez vous une expérience de déploiement d’un SME mode ISO 14001 ?
    - Je suis intéressé par vos expériences respectives, merci de votre RETEX….

    Bye.

    * Les différentes normes internationales de SM (ISO 9001, ISO 14001, ILO-OSH) ne contiennent absolument aucune exigence de certification ! Leurs exigences n’en parlent même pas. D’autant que la certification d’un SME n’est en rien un objectif de respect de l’Environnement…

  • Avatar Image philippe said 1 year, 8 months ago:

    Bonjour,

    Afnor Certification propose la certification d’un SME en 3 étapes (niveau 1, niveau 2 et niveau 3). Le référentiel utilisé est la norme FD X30-205 d’octobre 2007. Chaque année le SME est audité et un certificat est délivré (vendu) en spécifiant le niveau obtenu. Les niveaux (1+2+3)correspondent à la mise des exigences de l’ISO 14001:2004.

    Le gros intérêt d’utiliser cette norme pour la mise en place d’un SME, c’est que l’entreprise va son rythme et prend le temps de digérer et d’appliquer les bonnes pratiques pour réduire ses impacts sur l’environnement.

    Si l’entreprise a besoin d’afficher un certificat, chacun des trois jalons est certifiable et cela permet à l’entreprise d’afficher sa progression. Le certificat ISO 14001 peut être obtenu (acheté) dans un délai de 2 à 6 années.

    FiFiPP

  • Avatar Image .Yves said 1 year, 8 months ago:

    Bonsoir,

    Merci Philippe pour cette très intéréssante information sur la certification saucissonnable. (Heureusement qu’Allquality existe et que tu nous fais l’amitié d’y participer car je n’ai jamais reçu de pup de l’Afnor pour ce genre de plan qui me laisse un peu pantois.)

    La première question qu’il faudrait se poser est « est-ce que nous voulons être certifiés ISO 14001″ ? est-ce que cela à du sens, pour nous, pour nos produits, pour nos clients, bref, est-ce que cela a vraiment un intérêt.

    Si la réponse est oui, il faut s’y mettre.

    Si l’on s’y met cela peut prendre du temps, car rien ne se fait en un jour. Il faut donc programmer des étapes.

    Donc, d’accord, il faut programmer des étapes. Mais pourquoi payer ces nécessaires étapes à un organisme de certification qui, de toute façon, ne peut pas délivrer une certification ISO 14001 tant que toutes les exigences de l’ISO 14001 ne sont pas satisfaites ?

    N’importe qui peut découper en autant de rondelles qu’il le voudra le contenu d’une certification et les étapes pour y parvenir.
    Seulement, une certification n’a de sens – et par conséquent de valeur – que si elle est complète.

    Que des gens bien positionnés commercialement grâce au mélange des genres certificateur et simili-conseil puissent avoir envie de se faire du blé en vendant trois fois leur certification sous la forme de trois étapes c’est bien possible. Mais ce genre d’arnaque ne peut fonctionner que si elle rencontre dans les entreprises des responsables incompétents et peu respectueux des moyens qui leur sont accordés.
    Dilapider ses moyens en payant trois fois une certification est la plus évidente preuve publique que l’on puisse afficher de son incompétence et de son mépris pour la certification qui n’est considérée que comme une sorte de taxe payable en trois fois pour avoir le droit de coller l’emblême sur le papier à en-tête de l’entreprise.

    Comme tous les gens qui ont un peu d’expérience en matière de certification savent très bien ce que je viens d’exprimer plus haut, on peut facilement imaginer ce qu’ils penseraient si quelqu’un comme Gardac – Gardac parce que c’est lui qui nous a posé la question de départ et nous devons l’en remercier, mais je le dis pour n’importe qui d’autre – bref, si Gardac ou un autre venait annoncer glorieusement : « Ah ! mon entreprise vient d’obtenir sa première rondelle d’ISO 14001 selon le dispositif truc machin ». Eh bien je parie n’importe quoi contre autre chose qu’on le féliciterait sans doute, bon chic bon genre ça fait partie des mondanités, mais que tous les gens qui savent ce qu’est une certification pisseraient de rire en aparté sur sa naïveté et ne lui accorderaient plus la moindre confiance sur sa compétence.

    En réponse à Gardac, après le commentaire d’Henri et les précisions de Philippe je viens de donner mon point de vue. Personne n’est obligé à me croire, mais si je suis ferme sur ma position je ne suis pas pour autant borné et je serai très attentif au témoignage du premier Allqualiticien qui plaidera la défense d’une certification saucissonnée en coûteuses rondelles que je trouve parfaitement inutiles.

  • Avatar Image JMD said 1 year, 8 months ago:

    pourquoi pas ?
    exemple possible en Qualité : année 1 se faire certifier selon un référentiel « assurance qualité » et année 2 ou 3 selon un référentiel « système de management de la qualité » tel que l’ISO 9001:2008.
    c’est pas si mauvais que ça comme solution

    où peut-on consulter les 3 étapes ?
    uniquement en contactant l’AFNOR ?
    merci

    *****

  • Avatar Image Gardac said 1 year, 8 months ago:

    Niveau 1 :
    Faire un état des lieux et identifier les actions prioritaires
    Formaliser l’engagement de la direction
    Etablir et mettre en oeuvre un plan d’actions prioritaires
    Identifier les principales sources d’atteintes à l’environnement
    Identifier les principales exigences légales Lancer la démarche

    Niveau 2 :
    Etablir un programme environnemental S’assurer de l’efficacité des actions
    Anticiper les situations d’urgence
    Former et sensibiliser
    Etablir les consignes opérationnelles Elaborer le programme environnemental

    Niveau 3 – ISO 14001 et/ou EMAS :
    Formaliser un système de management environnemental
    Réaliser l’audit interne et la revue de direction
    Formaliser la documentation et les enregistrements
    Mettre en oeuvre les actions correctives et préventives
    Evaluer la conformité aux exigences
    Surveiller et mesurer
    Organiser la communication
    Elaborer les processus opérationnels
    Définir les rôles et responsabilités

    1.2.3.-Environnement ou l’ISO 14001 par étape

    *

    L’environnement et la maîtrise de l’énergie sont des problématiques largement prises en compte par les chefs d’entreprises. Selon un sondage réalisé pour l’ADEME auprès de dirigeants de PME, plus de 80% d’entre eux se déclarent très concernés ou assez concernés par la gestion de l’énergie et de l’environnement. Pour autant, la certification ISO 14001 est encore peu développée en France, faute de temps, de moyens ou de volonté, et les efforts réels ainsi engagés par de nombreux entrepreneurs ne sont pas officiellement reconnus. Lancée par l’ACFCI (Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie) en 2006, « 1.2.3.-Environnement » est une opération facilitant la mise en oeuvre de démarches de management environnemental selon le référentiel ISO 14001 dans les entreprises et en particulier auprès des PME/PMI. L’opération s’appuie sur un document normatif AFNOR, le FD X30-205 (Fascicule de Documentation édité en Octobre 2007), élaboré par une commission de normalisation composée de représentants d’industriels, de bureaux d’études et des pouvoirs publics.

    Cette opération repose sur une approche progressive et proportionnée.
    Elle permet aux entreprises de :
    o mettre en place à leur rythme un système de Management Environnemental simple et concret (atteinte du niveau 3 correspondant aux exigences des référentiels internationaux ISO 14001 et/ou EMAS en 6 ans au maximum),
    o mais de faire reconnaître leurs efforts à chaque niveau de la démarche par la CCI ou par un organisme de certification officiel,
    o et de pouvoir ainsi communiquer auprès de leurs parties intéressées (assureurs, banquiers, clients, fournisseurs,…) dès le premier niveau obtenu.

    Chaque niveau est subdivisé en étapes. Par souci pédagogique, chaque étape présente sur une page et sous forme de tableau :
    o les objectifs à atteindre pour satisfaire les exigences de l’étape,
    o une méthode indicative pour répondre à ces objectifs,
    o les résultats à atteindre,
    o des recommandations.

    À fin septembre 2008, 243 entreprises étaient engagées dans cette démarche, dont 117 déjà certifiées au niveau 1, 56 au niveau 2 et 15 ayant atteint le niveau 3, c’est-à-dire la certification ISO 14001 classique.

    A signaler que pour les TPE pour lesquelles cette démarche en 3 niveaux peut sembler encore trop lourde, un dispositif complémentaire intitulé « EnVol » comme « Engagement Volontaire de l’Entreprise pour l’Environnement » est actuellement en cours d’élaboration et devrait être opérationnel d’ici la fin de l’année. Cet outil permettra aux entreprises respectant le niveau 1 de la démarche « 1.2.3.-Environnement » d’obtenir une marque valable 2 ans et renouvelable avec des exigences d’amélioration continue, sans toutefois devoir aller aux niveaux supérieurs.

    Enfin pour information, le Crédit coopératif et l’assureur AXA ont signé des accords avec l’ADEME et l’ACFCI concernant une remise de 30 % sur respectivement les frais de fonctionnement de compte et le contrat de garantie des risques environnementaux pour toute PME arrivée au Niveau 1 de cette démarche.

  • Avatar Image .Yves said 1 year, 8 months ago:

    L’article recopié ci-dessus par Gardac mérite lecture attentive.
    Pour ma part je relève quelques points :

    1 – Sur la notion de référentiel :
    Le FD X 30-205 n’est absolument pas une norme même si les termes « document normatif » « élaboré par une commission de normalisation » entretiennent la confusion.
    Comme son nom l’indique, le FD X 30-205 est un fascicule de documentation (FD), c’est un guide proposé pour la mise en place d’un système de management environnemental.
    Il existe de très nombreux FD sur les sujets les plus divers, ce sont souvent des outils très utiles, mais aucun d’entre eux n’a jamais été une norme, pas plus celui-là que les autres, aucun d’entre eux ne tient lieu de référentiel pour aucune sorte de certification.
    La vraie norme constituant le vrai référentiel pour une vraie certification d’un système de management environnemental est et demeure l’ISO 14001.

    2 – Sur la notion de certification :
    En lisant bien, on remarque que ces opérations (« 1.2.3.-Environnement » ou « EnVol ») ne conduisent en fait à aucune sorte de certification intermédiaire.
    On parle de « faciliter la mise en œuvre », « reconnaitre les efforts » des entreprises, de procurer « une marque », mais pas du tout de certification.
    La seule certification évoquée est ISO 14001 qui est une certification globale ne comportant aucune sorte de niveaux et n’étant jamais attribuée étape par étape.
    Donc, rien de nouveau sous le soleil de ce côté-là. Comme Henri l’a je crois indiqué dans un message précédent et comme je l’ai aussi souligné, le système de management environnemental d’une entreprise est certifié ou ne l’est pas mais il ne peut jamais être partiellement certifié.
    Parler de « 117 entreprises déjà certifiées au niveau 1 » selon cette démarche est un abus de langage pour la bonne raison qu’aucune de ces entreprise ne peut avoir obtenu « un morceau de certification ISO 14001 ». L’abus de langage se poursuit à propos des trois entreprises qui ont obtenu la « certification ISO 14001 classique », car il n’existe pas de « classique » et « pas classique », il n’y a qu’une seule certification ISO 14001.

    3 – Sur les promoteurs de ces opérations :
    L’article cite l’ADEME et l’ACFCI. Pas un seul organisme certificateur. (Les CCI ne sont ni des organismes de normalisation ni des organismes de certification.)

    4 – Sur la finalité de ces opérations :
    Ce qui est proposé aux entreprises est – je cite : de « faire reconnaître leurs efforts » (quoique sous des formes de reconnaissance qui restent nébuleuses) afin de pouvoir « communiquer auprès de leurs parties intéressées » « dès le premier niveau obtenu ». Plus loin il est question d’une « marque » valable deux ans et renouvelable sans nécessité « d’aller aux niveaux supérieurs ».
    Le message est clair, c’est exactement comme si l’on disait aux entreprises qui sont peu décidées « faute de temps, de moyens ou de volonté » (sic) : avec nos produits vous n’avez plus besoin d’ISO 14001, il vous suffit juste d’un tout petit premier niveau et nous vous auréolerons d’un label de notre cru qui vous permettra d’avoir des réductions à la banque et chez l’assureur qui roulent avec nous. (Car il faut lire aussi le dernier paragraphe de l’article au sujet de la banque et de l’assureur.)

    5 – Sur la progressivité d’une démarche :
    S’il est à mes yeux parfaitement clair qu’un système de management n’est pas saucissonnable, il est également tout à fait évident que la réalisation d’un projet tel que celui de répondre à toutes les exigences (non saucissonnables) de l’ISO 14001 nécessite une planification et des étapes.
    Il est sûrement fort judicieux de programmer ces étapes en s’inspirant du guide FD X 30-205.
    Par contre, ce qui n’est pas judicieux – à mon avis – c’est de payer ce qui est gratuit et de s’imaginer que parce qu’on a payé on pourrait jouir d’une sorte de prestige ou de reconnaissance qui n’existe que dans le discours de ceux qui font payer.