Hello Anthony !
Quelques remarques très importantes :
1- Une « démarche de certification* » n’est qu’un « détail » de ce qui est j’espère le véritable projet de ton entreprise : structurer un SME pour améliorer ses performances dans ce domaine ! Il faut être rigoureux dans ta démarche et ne pas se tromper d’objectif.
* Ne faut pas confondre le SM et sa certification. La certification ne fait même pas partie des exigences de l’ISO 14001 (ton référentiel cible j’imagine) !
2- Vouloir « faire un état des lieux initial à la mise en œuvre de la démarche d’élaboration d’un SME » n’est pas du tout la même chose que d’identifier les aspects et impacts environnementaux significatifs de ton entreprise (ce qu’on appelle habituellement l’analyse environnementale et qui est un des éléments d’un SME). Là aussi il faut être rigoureux dans la formulation de tes actions.
Faire un l’état des lieux initial* de ton entreprise en matière d’environnemental revient tout simplement au fond à faire un audit de son actuel mode de management environnemental (il y a toujours un minimum de management même s’il n’est pas formalisé) selon ton référentiel normatif cible. Cet audit initial du SME « natif » si j’ose dire est une excellente chose (ce n’est pas exigé par les normes ISO, mais ça l’est par la norme internationale de SMS&ST, l’ILO-OSH). Il permet d’identifier les pratiques et procédures existantes (à conserver, formaliser si besoin et améliorer) et aussi les manques à combler et structurer via le projet de SME.
Du coté « analyse environnementale » il y a justement un fil de discussion en cours, autour d’une erreur à ne pas faire. Il faut bien rester sur ta vision « gravité / probabilité » des impacts (sans y ajouter la maîtrise ou même la conformité !).
3- Toujours coté rigueur, la formule « veille réglementaire » de P.Barbaza est trompeuse ou même erronée même si elle est malheureusement courante : nos normes de SM ne nous demandent pas vraiment de faire une veille réglementaire mais bien plus sérieusement d’identifier les exigences actuelles légales et autres qui sont applicables à notre entreprise. Cette seconde (vraie) exigence d’identification des exigences légales qui nous sont applicables est bien autre chose qu’une simple petite veille réglementaire…! Pour mener cette vraie exigence un conseil essentiel : partir de la structure et de la compilation actuelle du code de l’environnement ! C’est royal.
Par contre ensuite, quand l’identification des exigences légales applicables a été initialisée, alors il faut absolument entretenir son actualité avec les deux « accessoires » suivants :
- une veille des actualités réglementaires (externe donc) pour repérer l’apparition de nouvelles exigences qui pourraient nous être applicables,
- une veille des changements de l’entreprise (interne donc) pour repêcher d’anciennes exigences réglementaires qui ne nous étaient pas applicables mais qui le deviennent du fait des changements en question.
Bye.