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Développement Durable

Public Group active 2 months, 4 weeks ago

Le DD est un leurre…! (29 posts)

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  • Avatar Image Henri said 1 year, 8 months ago:

    Hello !

    C’est décidé, après mûres réflexions, je conteste définitivement le concept de « développement durable » ! Il n’y a d’ailleurs finalement aucun argument raisonnable à donner : le seul fait que les grands groupes capitalistes « communiquent » sur leur axe DD suffit à démontrer que ce concept est une baudruche…

    Personnellement je préfère parler « d’équilibre durable » !!!!!! Et surtout de responsabilité sociétale (je préfère de loin cet autre concept).

    Bon demain on reprend le boulot ! Bye.

  • Avatar Image Kriket’ said 1 year, 8 months ago:

    Et si nous parlions de « Développement Soutenable » ?
    « Développement » et « Durable » ne sont pas antynomiques ?

  • Avatar Image François BAJARD said 1 year, 8 months ago:

    Hmmmm ! des sujets comme je les aime…

    Le développement durable est-il une supercherie ?
    Pour moi, oui et non.

    Oui quand je pense écologie et que je vois partout autour de moi des grands industriels qui font n’importe quoi et se vantent de faire du DD…

    Oui, quand je vois que le réchauffement de la planète est « commandé aux chercheurs » par des industriels et/ou des politiques qui y trouvent un intérêt avant tout financier.

    Oui, quand j’entends que nous, particuliers devons faire attention à notre consommation de carburant fossile, à ne pas laisser nos veilleuses allumées sur notre électro-ménager, alors que les industriels laissent des usines entièrement vides mais éclairées jour et nuit, machines sous tension, etc…

    Oui, quand je me rends compte que lorsque j’achète un steack de 120 grammes (même bio), je me retrouve avec 60 grammes de déchets plastique…

    Oui, quand je vois des insdustriels qui vendent n’importe quoi en avançant des arguments « pseudo-écolo » ou des « solutions-miracles-pour-résoudre-les-problèmes-de-faim-dans-le-monde » pour pouvoir polluer à tour de bras et de façon « a priori » légale…

    Oui, quand le DD devient l’argument de vente de toute une bande de truands spécialistes du changement des emballages autour des produits sans avoir la moindre approche environnementale dans leur conception…

    Oui, quand… j’arrête là, la liste est trop longue.

    Non, quand je me dis que finalement, c’est toujours ça de pris et que si la mode peut nous conduire à un comportement général plus respectueux de l’environnement et de l’avenir, alors prenons déjà ça.

    Parce que dans Développement Durable, il y a le mot « Développement ». On ne parle donc pas uniquement d’écologie et de protection environnementale.
    Le DD a été lancé dans un mouvement qui voulait que chaque action que l’on fait, chaque investissement, chaque étude, chaque conception tienne compte de l’avenir de la planète, tienne compte des conditions de vie futures.

    « Développement Durable » est normalement le contraire de « Après moi, le déluge »… vous y croyez, vous ?

  • Avatar Image Sébastien Pichard said 1 year, 8 months ago:

    Bonjour, « Le Développement Durable » est un bon outil d’éducation, des nouvelles générations, en leur apprenant le respect et la gestion de leur environnement et de leur mode de consommation. Respect et gestion que nos aïeuls avaient.

    Mais c’est surtout un gros outil marketing de nombreuses multinationales, une tendance ?

    Le développement durable dans son ensemble est un moyen social, de se donner une bonne image, de soi, de son entreprise, etc.

    Le développement durable, une révolution surement pas, mais un plus certain, construit par chacun, si ce développement dure.

    Venant du monde Agroalimentaire, Développement et automatiquement associé à Recherche, le pôle R&D.

    Pour que le « Développement Durable » ne soit pas une supercherie, une tendance et soit durable, alors il faut donner des moyens et investir dans la recherche pour développer de nouveaux systèmes.

    L’avenir nous le dira prochainement.

  • Avatar Image François BAJARD said 1 year, 8 months ago:

    Henri, par responsabilité sociétale, tu entends « devoir civique « ?

  • Avatar Image Henri said 1 year, 8 months ago:

    Hello !

    Les bons coté du « DD », on peut les affecter à ma formule d’ED (équilibre durable). Par contre les mauvais cotés du DD restent attachés au premier D, c’est-à-dire à la notion même de développement d’une entreprise, d’un marché, d’un capital…

    La responsabilité sociale je l’entends comme la conduite des « affaires » en ne prenant pas en compte que les intérêts financiers mais en intégrant d’autres intérêts (et en élargissant à la société humaine sans se limiter à la « société anonyme »…). Illustration naïve : une PME qui ne fait presque pas de bénéfice (tout en finançant son évolution) mais fait vivre 10 familles dont celle de son propriétaire c’est déjà très positif !

    Bye.

  • Avatar Image François BAJARD said 1 year, 8 months ago:

    On entend donc bien la même chose en parlant d’entreprise citoyenne…

    Là, j’approuve à 200% !

    Mais dans la mouvance actuelle, c’est pas gagné ! On est capable de se battre à mort pour un billet vert, mais on laisse crever son environnement (au sens large du terme) sans même lever le petit doigt.

    Tant qu’on ne mettra pas en avant l’intérêt financier du DD, on ne parviendra à rien.
    Mais l’intérêt financier est sur le long terme et vise avant tout la pérennité.
    Seulement, dans notre culture « Après moi, le déluge », la pérennité reste quelque chose de relativement abstrait.

    Il y a des incohérences dans la façon de penser, et elles sont renforcées par les discours actuels en termes d’économie et d’écologie, voire d’écono-écologie…

    Quant à laisser de côté la notion de développement, je pense que ce n’est pas une bonne chose.
    Si l’on parle de DD, c’est avant tout parce que nous avons besoin du développement… un développement plus raisonné, plus respecteux, plus attentif au contexte environnemental, plus… durable…

  • Avatar Image JMD said 1 year, 8 months ago:

    et si on prenait un exemple réel :
    faut-il faire du papier avec du papier recyclé, plutôt qu’exploiter des forêts ?

    *****

  • Avatar Image François BAJARD said 1 year, 8 months ago:

    Ben, exploiter des forêts peut être fait de façon durable…

    La fabrication du papier comprend dans de nombreux cas, un mélange de papier recyclé et d’apport de matière « neuve ». Donc le recyclage du papier est un cas un peu particulier dans la mesure où l’on recycle depuis toujours dans ce métier…

    Recycler ou exploiter les forêts… les forêts ne sont pas toutes exploitées pour faire du papier. La pâte à papier n’est pas la seule raison de la déforestation. Il y a par exemple la culture du soja (OGM ?).

    Le souci est que la forêt est la seule « usine de recyclage du CO2″, et son exploitation non raisonnée agit à plusieurs niveaux outre la destruction « gratuite » d’écosystèmes. Je pense notamment à la destruction des sols qui entraine une désertification très probablement irréversible, et à l’amoindrissement des capacités de recyclage du CO2 alors que les émissions augmentent, mais ce ne sont pas les seules conséquences de ce massacre.

    La doctrine « Après moi, le déluge » prend ici toute sa dimension !!!

    Et vous, êtes vous opérationnels pour travailler en « zéro papier » dès demain matin ?

  • Avatar Image JMD said 1 year, 8 months ago:

    (zéro papier suppose plein d’ordinateurs, industrie hyper polluante aussi. Alors ? ? ?)

    *****

  • Avatar Image François BAJARD said 1 year, 8 months ago:

    Industrie polluante, mais très probablement améliorable !
    Si je parle du zéro papier, c’est parce que la solution existe pour consommer beaucoup moins de papier.

    Aujourd’hui on produit des ordinateurs en polluant et on consomme du papier. Donc on pollue l’eau, on entasse des déchets contenant notamment des méteaux lourds, on vide les réserves d’eau pour produire les composants, etc…

    Moins de papier dans notre fonctionnement quotidien et l’action sur la déforestation se fera sentir vite, c’est toujours ça de gagné.

    L’intérêt est de savoir ce qu’on fait aujourd’hui pour dépolluer ou ralentir la pollution. Mais il est surtout sur l’orientation de notre développement qui doit tenir compte du fait que ce que je produis aujourd’hui aura un impact sur la vie future. Cet impact peut être anticipé et considéré dès la conception du produit.

    Par exemple… Le boîtier de la Wii est réalisé avec des matériaux non recyclables… N’était-ce vraiment pas possible de les concevoir autrement ? N’est-il pas possible de modifier ces boîtiers pour en diminuer l’empreinte écologique ?

    Les processus de fabrication des puces électroniques sont extrêment gourmands en eau… Ne peut-on pas réfléchir aux solutions qui permettraient de limiter cette consommation ?

    L’interêt du développement durable est là.
    Mais tout ça a un coût !
    Aujourd’hui, ce qui compte, c’est le résultat net. Les études qui permettraient de parvenir à des améliorations en terme de développement durable ne sont donc pas prioritaire pour l’instant, puisque le retour (financier) sur investissement est nul.

    Faisons payer les entreprises qui ne jouent pas le jeu, alors ! Mais faire payer les entreprises c’est au final faire payer le consommateur, quoi qu’il arrive.
    Les prix de vente augmentent, et personne ne veut prendre ce risque là.

    Souvent, les solutions sont là, ou pas loin. Mais c’est la rentabilité obsessionnelle qui dirige encore le monde à ce jour.
    Ce qui tue le développement durable est ce besoin maladif de profit immédiat, à mon sens.

  • Avatar Image .Yves said 1 year, 8 months ago:

    Bonjour,

    J’aime bien quand on parle du papier. Le papier est partout dans notre vie courante aussi bien privée que professionnelle, il est en cela un très bon exemple de réflexion.

    Le principe d’économie
    Le papier est exactement comme toutes autres choses : un bien qu’il n’y a pas lieu de gaspiller. Comme l’eau, le pétrole, le courant électrique, l’aluminium et mille autres biens acquis par la lente progression du savoir des hommes, qui sont aujourd’hui présentes dans ou derrière le moindre fait ou geste de notre vie quotidienne, que nous nous devons d’économiser raisonnablement, aussi bien pour l’avenir des générations futures – le développement durable – que pour nos propres économies aujourd’hui et maintenant.

    Le slogan « zéro »

    Né dans le monde de la qualité sous la forme « zéro défaut » où il a du sens, le slogan « zéro » est repris un peu partout pour dire un peu n’importe quoi.
    François nous interroge sur le défi – je cite : « êtes-vous opérationnels pour travailler en zéro papier dès demain matin ? ».
    Déjà, je me pose une question : Pourquoi zéro papier plutôt que zéro aluminium, zéro courant électrique ou zéro eau courante ?
    S’agissant du papier, puisque c’est le sujet, je réponds à François que non. Non, je ne me suis pas organisé pour travailler en zéro papier, ni demain matin ni plus tard.
    Certes, il y a longtemps que j’économise et m’efforce de faire économiser le papier (il y a de nombreux moyens), mais prêcher l’idéologie « zéro » comme une performance politique ou morale à atteindre, c’est vraiment pas mon truc. Pour moi le papier à des fonctions irremplaçables dont il n’y a pas lieu de se priver aujourd’hui ni de priver les générations futures en l’abolissant maintenant. (Accessoirement, j’ajouterais bien que le papier pourrait avoir dès aujourd’hui beaucoup plus d’usages que celui dans lequel on le cantonne, mais je sortirais du sujet.)

    Le papier et la forêt
    François nous dit que « la pâte à papier n’est pas la seule raison de la déforestation ».
    Ho que non, ce n’est pas « la seule raison » !
    Ce n’est même pas une raison du tout, bien au contraire !
    Mais, comme souvent, les idées reçues : comme le papier se fait avec du bois, l’industrie du papier dévaste les forêts – CQFD.
    Eh bien non ! C’est tout le contraire…
    D’abord, on ne fait pas le papier avec les troncs d’arbres centenaires mais avec le feuillu.
    Ensuite – et surtout – comme les besoins de l’industrie papetière nécessittent des forêts bien entretenues, l’industrie papetière contribue avec grand soin au bon entretien des forêts. Non point par idéologie de développement durable mais parce que c’est tout simplement son intérêt.
    Cela dit, idéologie ou pas, j’y vois quand même un zeste de développement durable puisque, au fond, il s’agit de satisfaire les besoins en papier des générations actuelles tout en préservant la possibilité des générations futures de satisfaire les leurs… (N’est-ce point là une définition communément admise du développement durable ?)

    [b]Les certifications forestières
    FSC et PEFC sont aujourd’hui des certifications mondiales de gestion forestière selon les principes du développement durable (et aussi du respect des personnes interdisant par exemple le travail des enfants).
    Cela fonctionne en gros selon une chaîne de traçabilité permettant d’établir que le produit fini en bois est issu de forêts exploitées selon les principes du développement durable.
    Le papier, déjà imprimé ou pas encore, est toujours du bois (y compris le papier dit « sans bois » pour lequel cette expression veut seulement dire que sa pâte a été obtenue par un moyen chimique plutôt que mécanique permettant d’éviter le résidu physique de petites particules de bois dans le papier – mais je sors encore une fois du sujet…).
    Le papier est donc toujours du bois.
    Ce n’est pas pour rien que certaines enseignes parmi les plus prestigieuses exigent que leur communication ou leurs emballages soient exclusivement imprimés sur des papiers et cartons certifiés FSC ou PEFC.
    Oh certes, j’ai différentes bonnes raisons de ne pas être tout à fait sûr que ce soit vraiment un progrès fondamental et définitif, mais quand même, j’y vois un pas dans le bon sens.

    Alors, François ? En attendant qu’on en soit réduits au « zéro papier », t’assures-tu déjà avant de boire une excellente bière de ton pays que l’étiquette de la bouteille est bien estampillée FSC ou PEFC ?
    (D’ailleurs, ce pourrait être rigolo : imaginons une bouteille sans étiquette sous prétexte d’économiser le papier. Mais je pousse un peu loin…)

  • Avatar Image .Yves said 1 year, 8 months ago:

    Re….

    J’ai posté avant d’avoir lu le dernier message de François. Ma réponse porte sur le message d’avant.

    D’autre part il ne faut pas tenir compte du gras de mon message, c’est seulement parce que je n’arrive pas à me débrouiller des outils de mise en forme de l’éditeur d’Allquality.

  • Avatar Image JMD said 1 year, 8 months ago:

    enlever l’étiquette suppose des encres spéciales pour adhérer sur le verre, très polluantes…

    le truc extrêmement difficile c’est le calcul (l’évaluation) de l’empreinte écologique de tel objet ou telle prestation
    (un voyage en voiture est une prestation, un trajet à vélo aussi)
    moi, je sais pas faire, car il faut par exemple tenir compte de la fabrication du vélo, de son emballage/transport et de sa durée de vie : un calcul d’enfer nous attend

    *****

  • Avatar Image Kriket’ said 1 year, 8 months ago:

    Une solution « Développement Durable » pour économiser le papier :

    Recruter des messagers !

    - Moins de papier
    - Augmentation des emplois

    J’ironise biensûr.

    Concernant mon point de vue sur le sujet initial de Henri :

    - le DD est leurre pour les entreprises qui « pratiquent » le DD par obligation (je pense notament aux organismes assujétis à la loi NRE : exigence pour les entreprises cotées de rédiger un rapport social et environnemental annuel) ;
    - le DD est un moyen de mettre des mots sur les actions d’amélioration pour des structures « à taille humaine » réellement conscientes et impliquées par l’avenir de notre chère planète (vu ce weekend à la TV : dans un pays Est-Européen (ma mémoire me fait défaut sur l’Etat exact), une jeune femme a ouvert une épicerie qui propose des produits locaux sans conditionnement : il faut venir avec ses bouteilles et ses « Tupperware » pour faire ses courses … Ingénieux, n’est-il pas ?
    Et pas de tapage médiathique sur le sujet … peut-être 1 ou 2 articles dans la presse locale et le web, un reportage TV …).

    En fouinant un peu sur le net, beaucoup d’organismes font un travail de fourmis pour réduire les impacts de leurs activités (agir local, penser global qu’il disait …).

    Je trouve un peu extrême de qualifier ce concept de « baudruche », en s’appuyant sur l’argument des « grands groupes capitalistes » (et pourtant c’est bien la vision que doit partager un individu lambda à l’heure actuelle, j’en suis conscient).

    Il me semble qu’il est de toute façon nécessaire de trouver d’autres termes pour qualifier les actes de responsabilités des organismes.
    Preuve en est : si je reprend les premiers messages de François et de JMD un peu plus haut, je fais rapidement l’amalgame DD = écologie.
    Pourrait-on voir un jour des mots partagés de tous qui permettent d’imager la place de l’entreprise vue dans la globalité de son environnement ? (environnement social, environnement économique …………… environnement naturel)