Je ne sais pas quoi trop répondre à JMD, cette définition me semble limitatrice.
Si je reprend la définition du DD de 1987 :
« Développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre les capacités des générations futures à répondre aux leurs »
Nous pouvons sous-entendre la notion « d’impacter » dans cette définition, voir peut être même la notion de « ne pas impacter », ce qui ne donnerait plus aucun sens à la proposition de JMD.
Il y a ensuite bien une relation entre nous, les « gens d’aujourd’hui », et les générations futures, donc un lien sociale, et un caractère de responsabilité avec les mots « répondre [...] sans compromettre ».
On pourrait donc identifier le développement durable à la responsabilité sociétale.
Dès lors, le développement « soutenable » (j’ai beaucoup de mal à employer le terme « durable » maintenant) ne serait-il pas la représentation factuelle de la responsabilité sociétale ?
Autre réponse à la question d’Henri :
« Qu’avons nous à nous mettre sous la dent pour modéliser un système de management de DD ? »
Je pars du principe qu’il faut avancer en s’améliorant. Donc intégration du management de/par/pour le DD dans une démarche d’amélioration continue. La roue de Deming est donc à inclure dans la définition du SMDD (Système de Management ..?.. Développement Durable).
Pour savoir ou lancer cette roue, il est nécessaire d’avoir un point de départ, et de savoir où est-ce que nous voulons que l’entreprise se dirige. Un diagnostic de la situation initiale permet de répondre à ces interrogations. Je me suis inspiré de l’outil FD X 30-023 de l’AFNOR pour construire cette grille de diagnositc. Il décrit clairement une méthode généraliste pour définir la performance de l’entreprise sur une trentaine d’enjeux du développement durable.
Puis libre à l’entreprise de mettre en place les actions qu’elle souhaite par la suite.
Je ne voudrais pas influencer quiconque, mais j’ai un parcours initialement QSE, je m’inspire donc des référentiels que je connais pour orienter ou conforter le choix de solutions (collection ISO, EMAS, OHSAS, MASE …) :
- problème social interne, absentéisme, accidents du travail : la méthode d’évaluation des risques professionnels est-elle efficace ? ne pourrait-elle pas être améliorée ?
- problème social, intégration territoriale : connait-on les attentes des parties prenantes ? (j’élargie ici la notion d’écoute client issue du SMQ)
- problème environnemenal, pollution, nuisance : travail à faire sur l’analyse environnementale
Sans oublier les aspects économiques et financières de la chose abordés par JMD qui ne sont pas dans mes domaines de compétence mais que j’arrive néanmoins à cerner par le diagnostic, et les réflexions,la curiosité de « l’empêcheur de tourner en rond ».
Le DD est construit sur la base (certainement aujourd’hui instable) du volontariat. Nous pouvons trouver à foison des sources documentaires qui poussent les entreprises à initier une démarche de DD, sans pour autant que celles-ci soient une carotte pour faire avancer la charrue.
Un norme ISO 26000 non certifiable, des agendas locaux très bien illustrés …
Je reviens au final à la réflexion initiale : si l’entreprise ne prend pas ses responsabilités sociétales en main, peut-elle se lancer dans son développement durable ?